vérité

doit on subir, trimmer pour avoir ce que l'on désire? Cette balance de l'équilibre selon mon père...elle est déréglée, ca se voit mais ce ne veut pas s'accepter, on doit crouler sous les impots, fermer sa gueule et sourire en souffrant en silence...l'équivalence, elle doit régir le monde mais pas dans la capitalisme, ni la dictature.
On doit avoir un but et un courage a toute épreuve pour se frayer un chemin dans la vie, il ne faut pas avoir peur de perdre ce qui nous est cher.

Que de conneries que ce système sans queue ni tête. Foyer de connard et de réac. On vit la dedans, je vis avec vous. ca me fait mal de devoir subir le même sort que des gens qui récoltent ce qu'ils ont semés en votant pour un nain connard et capitaliste et pourquoi pas raciste tant qu'on y est.

Il y a des jours où j'aimerais me foutre une balle pour ne plus rien esperer, pour ne plus rien endurer, pour ne plus rien regretter. On ne vit qu'une fois? Autant ne pas vivre du tout quand on voit tout ça!

Je suis peut etre un branleur, je n'ai peut être pas envie de me salir les mains, et peut etre encore moins de gouter au fruit de mon labeur...mais si je n'ai plus de volonté c'est parce que j'ai compris la dure réalité à la quelle je vais devoir me soumettre.

Souvenez-vous! ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont forcément raison!
(allusion a l'élection de facon majoritaire et démocratique d'un président plus que douteux.)
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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 17:37

Harry Potter et les fondateurs chapitre 10 : Le réveil.

Voilà, malgré mon état d'esprit depressif accentué par certains evênement chiant je vous pond le 10eme chapitre de ma fic. Enjoy les gens lisez le et lachez vos coms!!!!!!
Nous arrivons à la fin du premier arc de la série et je prépare la suite! Si c'est pour vous dire : le chapitre 11 est déjà en cours d'écriture.


La pluie battait contre les carreaux de la fenêtre de la chambre de Mai, elle regardait d'un air mélancolique le ciel gris et les bâtiments aux alentours. Les gens se pressaient sous leurs parapluies pour rentrer chez eux, les arbres dépourvus de leurs feuilles avaient quelque chose de triste qui donnait un air macabre à la rue. Et dire qu'Harry Potter vivait dans ce quartier. La jeune fille balaya la pièce du regard, les murs étaient couleur or, il y avait plusieurs tableaux accrochés qui représentaient des personnes que Mai n'avait jamais connues, elle reconnut le garde-chasse Hagrid, le professeur MacGonnagal mais les autres lui étaient totalement étrangers. Il y avait une armoire remplie de livres sur les créatures magique près d'un bureau totalement en pagaille, « c'est surement ici qu'il travaille » se dit Mai en regardant la montagne de paperasse qui semblait imprenable telle une forteresse. Elle s'inquiétait. L'état de Stewart la préoccupait, celui d'Albus également mais pas autant. Elle savait ce qui s'était passé avec Enora quand elle était partie dormir avec Hugo et Lily. Elle savait, mais elle n'en voulait pour rien au monde à celui qu'elle aimait. Quelqu'un frappait doucement à la porte. C'était Rose, elle donnait l'impression de déranger et parlait tout bas.
- Mai ? On va bientôt passer à table. Tu as faim ? demanda-t-elle.
La jeune japonaise soupira, se leva et s'étira.
- J'arrive ! Fit-elle en souriant.
Elle se recoiffa quelque peu et mis des pantoufles à ses pieds. Rose la regardait, elle ressentait de la tristesse en voyant son amie avec une mine si déconfite, Mai avait le teint pâle, de grosses cernes sous les yeux, ses joues étaient creuse comme si elle n'avait rien avalé depuis des jours.
Les deux filles descendirent les escaliers et longèrent le couloir qui menait à la salle à manger. Le couvert était déjà mis et Mrs Weasley s'affairait à terminer la préparation du repas. La pièce était pleine d'ustensiles, des marmites, des casseroles étaient accrochées au mur, des plantes séchées pendaient au dessus du plan de travail, il y avait de tout. La table elle-même était pleine de mets tout aussi raffinés les uns que les autres. Mai s'assit à la première place qu'elle trouva et Rose prit celle juste à côté. Les autres étaient déjà là tous silencieux. Mrs Weasley apporta un plat de bâtonnet de carotte crue sur la table. Elle se tourna vers Mai et lui demanda d'une voix maternelle ce qu'elle voulait manger. La jeune fille fit un sourire forcé en disant qu'elle n'avait pas très faim et que quelques carottes lui suffiraient.

- Tu devrais manger un peu plus ma fille ! Lui dit Mrs Weasley. Tu te verrais, tu es si pâle !
- Je vais bien je vous assure. Répondit la jeune fille avec un autre sourire forcé.
- J'insiste ! Mange un peu plus...
- Molly...laisse-là donc. Suggéra Mr Weasley.

Elle regarda son mari avec un air suppliant mais se résigna et s'installa. Tout le monde commença à manger. Enora observait Mai du coin de l'½il, son regard était perdu dans le néant. Harry le remarqua également. Il prit un plat rempli de soupe miso et le tendit à Mai.

- Sers-toi, Molly l'a cuisiné spécialement pour toi. C'est ce que l'on mange au japon non ?

Mai saisit le plat et s'en servit un bol. Elle le bu et savoura le délicieux breuvage. La soupe était très réussite. Le regard de la jeune fille s'illumina quelque peu.

- Merci Mrs Weasley. Dit-elle avec un sourire timide.
- Oh mais de rien ! Sers-toi si tu en veux encore.

La vieille femme semblait ravie d'avoir réussi ce plat, et par la même occasion, de voir Mai manger quelque chose. Harry sourit, il voyait ce qui la préoccupait, qui ne le verrait pas ? Hermione tira discrètement sur la manche de son ami et lui lança un regard insistant. L'auror toussota et se redressa.

- Je suis allé voir Albus tout à l'heure, son état est toujours stable et je lui ai redonné un sort de vitalité. Il reprend peu à peu des couleurs, je pense qu'il se réveillera au plus tard demain soir.

Giny était ravie et des larmes de joie coulaient abondamment sur ses joues, elle sauta au coup d'Harry en sanglotant. Lily et James étaient rassurés également, ils affichaient un sourire plein de vie. Ron lâcha un soupir de soulagement. Jessica s'évanouit, l'émotion était trop forte pour elle, de plus elle n'avait pas beaucoup mangé non plus ces derniers temps. Mai était soulagée elle aussi mais elle ne le laissait pas paraitre.

- Pour ce qui est de Stewart...Reprit Harry.

Giny desserra son étreinte, Lily replongea dans son assiette de poule au riz, James quitta la table en silence. Mr et Mrs Weasley froncèrent les sourcils. Une atmosphère très pesante s'installa. Mai releva la tête pleine d'espoir.

-...son état est en nette amélioration. Il a reprit connaissance.

Mai était émerveillé, une larme perla au coin de ses yeux.

- Il n'a pas retrouvé l'usage total de ses cinq sens mais il arrive à parler. Nous l'avons quelque peu ausculté avec Ron et Hermione et nous avons remarqué qu'il donnait des signes de vitalité assez impressionnant pour quelqu'un sensé être convalescent. Pour ce qui est de ce qui s'est passé, il n'en a aucun souvenir.
- C'est trop facile ! Lança Giny.

Tout le monde tourna son regard vers la mère de famille. Elle affichait une expression emplie de colère. Elle serrait ses poings sur la table.

- Comment ne peut-il pas se souvenir des atrocités qu'il a fait subir à mes enfants ? Cria-t-elle. Il se fait passer pour une victime voilà tout.
- Vous vous trompez. Dit calmement Enora. C'est normal qu'il ne se souvienne pas de ce qu'il a fait. Il était dans un état second.
- C'est n'importe quoi ! Hurla Giny.
- Vous ne savez pas tout. Si vous connaissiez tous les détails...
- N'en dis pas plus Enora. La coupa Ron. Giny, calme-toi, tout se passera bien, nous allons l'examiner après manger et nous verrons s'il a menti.

Giny le regarda, les yeux révélateurs d'une infinie tristesse. Ron lui lança un sourire rassurant.

- Ceci étant. Repris Harry. Nous ne savons pas comment remédier à sa situation, il a un potentiel magique hors du commun. Nous savons qu'il est celui que nous attendions pour sauver le monde, mais nous ne savons pas ce qu'il faut faire pour qu'il maitrise son pouvoir. Les entrainements que je lui ai donnés n'ont pas changé grand-chose.
- Il faudrait voir avec ce fantôme bidon pour savoir ce qu'il faut faire. Pesta Ron. Mais il passe son temps à fouiner aux alentours.
- Je lui parlerais ! Suggéra Enora. Je le connais mieux que vous, je pense qu'il me le dira.
- D'accord nous te laissons faire. Accorda Harry.

Mai se leva et remplit un autre bol de soupe. Elle sortait de la cuisine quand Mrs Weasley l'interpella.

- Tu n'as plus faim Mai ? demanda-t-elle.
- Non, je vous remercie. Je vais boire la soupe que vous avez préparée dans ma chambre.

Elle s'éloigna. Harry se leva et la suivit. Il sortit de la pièce et la rattrapa dans les escaliers. Elle se dirigeait vers la chambre où se reposait Stewart.

- Attends-moi ! Appela Harry.

Mai se retourna.

- Tu vas voir Stewart ? Je ne pense pas que cela soit le moment tu sais.
- Laissez-moi le voir s'il vous plait.
- Je suis désolé.
- Je m'en fiche que vous soyez désolé.

Elle ouvrit la porte et vit Stewart qui regardait vers la fenêtre. Il tourna doucement la tête vers Mai, il riait nerveusement.

- Je ne vois plus rien. Je voyais pourtant il y a quelques instants. C'était flou mais je pouvais bien voir de près. Haha. C'est un surprenant.

Mai lâcha le bol de soupe qui se brisa sur le parquet de la chambre, elle tomba à genoux en pleurant, ses sanglots ne s'arrêtaient pas. Elle ne se contint plus et cria son désespoir. Stewart ne comprenait plus ce qu'il se passait. Harry se sentait gêné. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune fille.

- C'est pour cela que je ne voulais pas que tu rentre. Dit-il.

Mais repoussa la main du sorcier le plaqua contre le mur en lui plaçant un couteau sous la gorge. Elle était véritablement furieuse.

- C'est votre faute tout ça ! Hurla-t-elle. Si vous ne l'aviez pas forcé...il n'aurait pas perdu la vue ! Il n'aurait jamais fait cela à Al et encore moins à Lily ! C'est entièrement de votre faute !
- ...
- Vous n'imaginez pas à quel point je suis malheureuse à cause de vous ! Vous m'enlevez les deux personnes que j'aime le plus au monde pour une histoire stupide. Laissez-nous tranquille et réglez vos conflits seuls ! Il ne se passe pas une journée sans que je pense au passé, tous les moments que j'ai passé avec eux, toutes les joies et les peines que nous avons partagés ! Je ne veux pas que cela soient de simple souvenirs ! J'ai peur de ne plus revivre de moment comme ça, je ne veux plus que vous leur fassiez du mal. Je les aime ! Alors si quelqu'un ne devrait pas entrer c'est bien vous !

Harry était choqué par les paroles de Mai, son visage le marquait. Il baissa les yeux et Mai rangea son couteau. La jeune fille était prête à le tuer pour protéger ses deux amis et cela le remuait beaucoup. Il sortit de la pièce en refermant la porte derrière lui.

- Je te laisse dix minutes. Dit-il en partant.

Mai se retourna vers Stewart. Elle l'étreignit.

- Mai c'est toi ? Demanda Stewart déboussolé.
- Tu es vivant. Sanglota-t-elle.
- Pourquoi tu pleures ?
- Parce que tu m'as fait peur imbécile.
- je t'ai fait peur. Pardon. Mais je ne te vois pas, où es-tu ?
- Près de toi maintenant, éternellement.

Stewart ferma les yeux, il les rouvrit mais il ne voyait toujours rien. Il respirait ce parfum de jasmin qu'il aimait tant. Il sentait les larmes de son amie sur sa joue, et ses sanglots contre lui.

- Dis Mai ? Tu m'aimes c'est ça ?

Mai ne répondit rien, elle restait immobile. Stewart compris alors qu'Albus ne lui avait pas menti, elle l'aimait bel et bien pour se mettre dans un état pareil. Il l'embrassa dans le cou et la repoussa légèrement avec le front.

- Tu devrais manger un peu plus, je suis sûr que tu serais bien plus mignonne.
- Mais...tu ne peux pas me voir !
- Tes joues sont creuses, je sens les os de ta mâchoire, à chaque fois que tu me prenais dans tes bras, je ne les sentais pas.

Mai se redressa complètement et considéra Stewart un instant. Il faisait donc attention à elle ? Il avait de la considération pour elle.

- Je t'ai fait souffrir.
- mais non voyons. Menti la jeune fille encore en larme.
- Si...avec Enora...avec mon caractère de cochon...
- Ne t'en fais pas...
-Mais...
- Chut. Reposes-toi. Dit-elle calmement.

Elle sortit de la chambre en jetant un regard vers Al qui dormait toujours. Harry était adossé contre le mur d'en face les bras croisés. Il regarda Mai descendre les escaliers.

- Je ferais tout pour lui rendre la vue je te le promets. Dit-il.

Mai s'arrêta un instant sur les marches puis continua sa décente en pleurant. Harry resta en face de la porte fermée de la chambre de Stewart et d'Albus. Il se frotta le visage en se demandant ce qu'il pouvait bien faire pour résoudre le problème de son neveu.

Enora était sortie discrètement de la maison, elle surveillait les alentours pour être sûre que personne ne la remarquerait. Elle se dirigea vers un square désert et s'assit sur un banc. L'air se refroidit quelques peu et Godric apparut. Il affichait un air ravi.

- Bonjour ma petite Enora ! Dit-il.

Enora releva la tête montrant ses yeux devenus marron.

- Oh. Excuses-moi Rowena. Se corrigea-t-il.
- Il n'y a pas de mal. Comment vas-tu ?
- Bien ! Ce monde est étonnant, les moldus ont tellement évolué !
- Arrête de parler de choses futiles, je viens te parler de quelque chose d'important.
- Je t'écoute.

Rowena sorti un petit sachet de sa poche avec des biscuits dedans, elle l'ouvrit et en prit un qu'elle commença à manger.

- Pourquoi n'as-tu pas encore synchronisé avec Stewart Griffin ? Demanda-t-elle sur un ton de reproche.
- Il est trop fragile encore, je ne peux pas me synchroniser avec lui.
- Tu plaisante j'espère ?
- Non, tu as vu son état ? Il nous fait des crises à tout bout de champ !
- C'est de ta faute.

Elle mangea un autre morceau de son biscuit.

- Tu sais pertinemment que si tu ne fais rien il deviendra un légume avant sa majorité, il a déjà perdu la vue.
- Oui...
- Et puis tu dis qu'il est faible mais j'ai synchronisé avec Enora alors qu'elle était plus jeune et sous nourri !
- Haha.
- Tu mens, tu pourrais très bien le faire avec Stewart mais ta curiosité a pris le dessus !
- Mais non !
- Alors pourquoi pars-tu aux alentours en poussant des cris d'émerveillement ?

Godric ne sut quoi répondre, son sourire disparut. Il leva la tête vers les nuages.

- Tu sais que j'ai toujours aimé la liberté, ca me fait mal de penser que je dois ôter celle de Stew. Je perdrais également la mienne.
- c'est pour la bonne cause. Je pense que tu en es parfaitement capable. Tu y étais presque la dernière fois.
- Bon...je vais lui en parler demain. Histoire que je mette les choses au point. Je vais réfléchir si tu le permets.
- Oui...c'est ça.

Il s'envola au dessus des bâtiments en poussant encore des cris d'émerveillement. Rowena le regardait s'envoler avec une pointe d'agacement.

- il ne changera jamais. Soupira-t-elle.

Hermione auscultait Stewart qui souriait bêtement. Elle testait ses réflexes. Elle se tourna vers Harry et Ron en soupirant avec un air grave.

- Tsss.
- Alors ? Demanda Ron.
- Son état s'aggrave à une vitesse alarmante. Il n'a plus aucun réflexe. Son état mental s'aggrave il n'est plus capable de nous comprendre. Il ne voit plus et ne sent plus les choses qu'il touche. Il devient fou. Je ne lui donne pas une semaine.
- Et merde ! Pesta Harry. A ce train là on est foutu.
- Laissons-le dormir il m'a dit qu'il voulait se reposer.

Ils sortirent et prirent le soin de fermer la porte sans faire de bruits. Harry soupira, Ron lui tapota l'épaule. Il lui souriait.

-Tu n'as pas à porter tout ça sur tes épaules tu sais. Lui dit-il gentiment.
- Je sais, mais je lui en ai demandé beaucoup trop.
- C'est vrai que dans un sens tu es allé trop vite en besogne quand on voit ce qui en résulte. Dit Hermione. Mais tu es notre leader, il est normal que tu aies réagis de cette façon.
- je ne suis leader de rien du tout. On prend des décisions ensemble.
- peut être mais là maintenant tu devrais aller voir Mai et lui dire ce qui se passe pour Stewart. Tu es le seul à pouvoir te faire entendre. Dit Ron.

Harry hésita, il regarda Hermione qui acquiesça. Il prit son courage à deux mains et descendit les escaliers. Il se dirigea vers la chambre de Mai. Il repensait au couteau qu'elle lui avait glissé sous la gorge. Ron et Hermione le regardaient avec appréhension, allait-il se faire entendre de Mai sans que celle-ci ne se mettent à tout casser ? Il frappa à la porte. La jeune fille entrouvrit la porte, elle avait les yeux gonflés et injectés de sang, elle ouvrit la porte quand elle reconnut Harry.
Elle s'assit sur son lit et regarda vers le sol. Harry s'assit à côté d'elle. Il ne savait pas par où commencer. Finalement il se lança.

- On a examiné Stewart...On a observé qu'il venait...

Harry ne put continuer sa phrase. Il ne supporterait pas de voir pleurer une aussi jeune fille à cause de lui. Mais il devait lui dire.

- Il vient de perdre le sens du toucher, et il sombre petit à petit dans la folie...je suis désolé.

Mai éclata en sanglots, elle se prit la tête dans ses mains, Harry posa sa main sur le dos de la jeune fille et la caressa doucement comme pour la consoler. Elle pleura de plus belle. Elle lui sauta au coup.

- Qu'est-ce que je dois faire ? Dites-moi !
- Pour l'instant il dort, tu dois être forte.
- Jusqu'à quand ça va durer, pourquoi doit-il souffrir ?
- C'est son destin, mais bientôt il ira mieux je t'en fais le serment.

Il l'étreignit et sortit de la pièce. Il revint voir Ron et Hermione.

- Alors ? demandèrent-ils d'une même voix.
- Elle craque.
- Je savais qu'elle aurait du mal à supporter. Fit Ron maussade.
- il faut qu'on trouve ce foutu fantôme de mes deux. Grogna Harry.

La nuit était tombée sur le square Grimmaud, le ciel était couvert et il y avait des rafales de vent. L'ambiance était calme dans la maison des Potter. Ron et Rose faisaient une partie d'échec version sorcier tandis que Mrs Wealsey faisait la vaisselle. Harry lisait la « Gazette du Sorcier » en sirotant un verre de Whisky pur malt.

- Echec et Mat papa ! Jubila Rose.

La reine venait de détruire le roi en le frappant avec sa chaise.

- Aaah ! Tu deviens de plus en plus forte ! C'est la deuxième fois que tu me bats en cinq parties cette semaine.
- héhé ! J'apprends vite !

Lily faisait un puzzle sur la table de la cuisine, Enora entra dans la cuisine et s'assit sur une chaise. Elle se tourna vers Harry.

- J'ai parlé à Godric. dit-elle.
- Et qu'a-t-il dit ? Demanda Harry.
- Il ne m'a rien dit de précis, seulement qu'il agirait en temps et en heure.

Harry plia son journal et frappa du poing sur la table ce qui fit sursauter tout le monde.

- Mais quand va-t-il cesser de le torturer ? Cria-t-il.
- Ca je ne sais pas. Il est partit visiter le coin et n'a pas voulu m'écouter.

Au même moment, Godric se faufila discrètement dans la chambre de Stewart. Il s'approcha du lit et murmura :

- Hey ! Stew ! Réveilles-toi !
- hmmmm.
- Allez paresseux.
- Quoi ? Couina le jeune garçon.
- Dis ! Tu souffres ?
- Oui...je ne vois plus, je ne sens plus rien et j'ai des crises de folie.
- C'est ma faute je suis désolé.
- Tsss c'est un peu tard. Je n'ai aucun moyen de guérison, je vais devenir un légume.

Godric le regarda et sourit.

- Moi je peux te guérir.
- Vraiment ?
- Oui, mais il faut aussi que tu y mettes du tiens.
- Je dois faire quoi ?
- T'armer de courage, car tu vas avoir atrocement mal.
- On va synchroniser ?
- Oui, mais tu vas d'abord devoir faire une crise jusqu'à épuisement, c'est là que je vais intervenir.

Stewart resta silencieux un moment puis il releva la tête et prononça ces mots avec conviction.

- Vas-y !
- A la bonne heure !

Sans prévenir Godric attrapa la tête de Stewart et fit apparaitre une petite sphère rouge sur son front. Stewart hurlait, il avait l'impression qu'on lui injectait toutes sortes de choses par les yeux. Il se sentait plus fort, une colère immense grandissait en lui. Ses yeux devenaient blancs et sa force grandissait. Il arracha les cordes ensorcelées et sauta de son lit, mais se jambes ne le portaient plus. Il tenta de se relever mais sans succès. Il s'énerva de plus belle et hurla à plein poumons. Une gigantesque aura rouge émanait de lui. Godric retira sa main.

- Je t'ai insufflé du courage, la qualité principale de ma lignée. Commençons Stewart Griffin, héritier de Phoebus Gryffondor !

Harry releva la tête, il avait entendu les cris et sentait d'étranges vibrations. Il se tourna vers Ron qui se leva aussitôt. Tout deux se ruèrent hors de la pièce leur baguette à la main, ils grimpèrent les escaliers quatre à quatre et s'arrêtèrent devant la porte de la chambre de Stewart et Albus. Une lumière rouge brillait sous la porte. Ron déglutit.

- Il nous refait une crise tu crois ? Demanda-t-il anxieux.
- On va bien voir !

Il ouvrit la porte à la volée et pointa sa baguette droite devant lui. Il vit avec stupéfaction un homme avec les cheveux longs qui lui arrivaient jusqu'aux omoplates, il était blond et semblait de corpulence moyenne. Cet homme se trouvait dos à Harry et Ron, mais juste en face du lit d'Albus. Harry se précipita vers l'inconnu pour lui sauter dessus par peur qu'il s'en prenne à son fils. Un champ de force le repoussa et il tomba à terre. Ron lança un sort de stupéfaction, mais sans effet. Le champ de force le para sans que l'inconnu n'eu à bouger. De l'inconnu s'échappait une aura rouge, comme si un feu le consumait. Harry avait peine à croire ce qu'il voyait. Ron s'approcha avec prudence et se risqua.

- Stewart ? C'est toi ?

L'inconnu se retourna lentement, il fit face aux deux sorciers et sourit en voyant leur mine déconfite. C'était bien Stewart, mais il avait les cheveux plus longs, les yeux verts et un regard emplis de détermination et d'une certaine malice.

- Perdu ! Je suis Godric !
- Mais alors...Albus ! S'exclama-t-il en voyant son fils.

Albus avait ouvert les yeux, il se frottait la tête en gémissant. Harry n'en crut pas ses yeux. Ron avait la mâchoire qui pendait. Le héros se leva et s'approcha de son fils. Soudain, Godric l'empoigna par la gorge et le souleva à bout de bras au dessus du sol. Harry étouffait, il avait laissé tomber sa baguette et de ce fait sa panoplie de sorts. Il frappa le fondateur au visage avec la magie de renforcement. Godric riait. Harry parut stupéfait.

- Comment tu...sans magie de protection.
- Tu croyais vraiment qu'un gringalet comme allait pouvoir me faire du mal ? Je n'utilise aucun sort. Je suis bien trop puissant pour que tu parviennes à me blesser. Même si tu y mettais toute ta force tu ne parviendrais même pas à m'égratigner. Tu n'es qu'un insecte à mes yeux !
- Repose-le ! Cria Ron avec fureur.

Il fut projeté contre le mur du couloir. Godric l'avait repoussé avec son aura. Ron perdit conscience et resta allongé sur le sol. Le mage plaqua Harry contre le mur et lui sourit.

- Tu as fait des choses bien désagréables à Stewart. Dit-il. Maintenant que je partage son corps je ressens également ses sentiments. Tu l'as bien poussé à bout.
- Tu ne comprends rien ! Notre avenir à tous est entre ses mains. Murmura Harry.
- Tu te trompes sur ce point : il est entre les siennes et les miennes. Maintenant tu vas payer !







# Posté le jeudi 22 janvier 2009 18:00

mirror effect


je sais pas....on veut que je change, je suis trop feignant. Certes je l'avoue je le suis, je n'en fous pas lourd. Je suis un emmerdeur, c vrai. Mais c'est comme ça, c'est ma nature, je suis un déchet ? Pourquoi pas... Je n'arrive pas à changer, je lutte contre moi-même, je sais pas comment sortir de cette merde. Beaucoup de choses ont une importance quasi-nulle à mes yeux. C'est de ma faute si je ne m'intègre pas dans ce système, j'en suis responsable, toutes les conneries que je fait je les dois à mon coportement déplorable. Je n'aime pas particulièrement ma famille, mes amis ne se comptent que sur les doigts d'une seule main, il y a pire que moi dans ce monde pourri et corrompu. Certes. Mais chacun a ses soucis et chacun a une manière de les résoudre ou des les appréhender. Moi j'ai l'impression que je n'ai rien qui me permette de changer, ni la volonté, ni le courage, ni la fierté...

Je ne peux lutter contre moi-même, je ne suis pas le fils que mes parents esperaient, ils me voyaient plus actif. Raté! Attendez le prochain!

Tout ca me donne envie de me jeter d'un pont, de me laisser crever dans la rue, de m'endormir et de ne plus jamais me reveiller, car même ma passion me pose des problèmes. Je pourrais blamer un tas de gens mais ca ne changera rien. Le probleme c'est moi. On veut résoudre un problème d'ordinaire, mais là, il vaut mieux le contourner. Je ne donnerais pas cette peine à tous le monde. Je vais m'écarter de moi-même, en silence sans gêner.

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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 16:42

un café nommé désir...ca reste un café...

un café nommé désir...ca reste un café...

Caque jour de la semaine, chaque jour le même rituel, une monotonie chronique qui n'est jamais prête de s'en aller. Le réveil qui sonne, qu'on éteint, et on se rendort, on se lève une demi-heure plus tard en se pressant et en jurant. En ce demandant qui a inventé un horraire aussi pourri pour aller se faire chier dans une salle plus de huit heures, en guise de bonjour on recoit des reproches sur notre passivité, notre feignantise. On mange, on met son sac chaque jour un peu plus lourd. On va au lycée pour apprendre des choses qui ne nous servirons jamais, pour voir des gens qui t'emmerde parce qu'ils ont eu un carton la veille.

On s'asseoit sur une chaise bancale en face d'une table où il est écris "PFC" le parti du fond de la classe, je l'ai fondé, car on s'ennuit tranquillement au fond de la salle alors que devant on s'ennuit mais en étant observé. Je ne fous rien et j'aime ca. On tripe avec des potes sur des conneries : des bruits suspects qui évoquent des choses choquantes. On nous dit de la fermer, on réplique par des rires. On m'emmerde avec un blocus qui n'aura peut etre pas lieu, on m'emmerde avec des gens qui veulent aller en cours, on m'emmerde avec mon manque d'autorité. Je réponds : "ta gueule, t'es pas content? fais-toi entendre et viens pas me faire chier parce que t'as redoublé!" mais je ne peux que le penser...

On attends toujours la fin du cours en guettant toutes les cinq minutes l'horloge du portable, on dessine en attendant en prenant soin de ne pas se faire griller, on prends également soin de répondre au question pour faire croire qu'on suit le cour. C'est fatiguant, de savoir qu'il y en a qui pensent que bosser c'est lavenir, alors que l'avenir on le construit en criant et en se battant, c'est fatiguant de voir les gens se plaindre de choses futiles comme un léger bavardage dans le fond de la salle, et encore plus quand on voit que les retards se transforment en absences sur un courriel du lycée.

Il y en a qui pensent qu'il faut être faux-cul avec les professeurs, et dénoncer les coupables pour simplement faire bonne impression, ce n'est plus le lycée, c'est la crèche. On est critiqué lorsqu'on fume, qu'on boit et qu'on fait la fête par des gens coincés qui n'ont pour seul que de revoir leur leçon du jour en philo. C'est des putains de pantins dénués d'idée propre qui regretterons plus tard de ne pas avoir profité de leur jeunesse.
On nous repette les mêmes chôses chaque jour, un passé qui n'a rien de glorieux, une fille qui se fait violer au point de ne plus pouvoir marcher dans un roman, que le bonheur est inaccessible car on ne sait pas ce que c'est, que le tabac c'est pas bien, que des choses qui nous enfoncent un peu plus dans une mélancolie qui n'est pas prête de s'arrêter.

Et quand fini la journée durant laquelle on a pu passer qu'une demi-heure voire tout au plus trois quart d'heure avec les gens qu'on aime on voit qu'une partie prolonge cette atmosphère chiante au possible pour une histoire de cul qui n'a aucun interêt alors qu'on veut juste passer un moment agréable a déconner, embrasser celle qu'on aime, rire des conneries qu'on feint d'apprendre. Mais il n'en est pas question, on a pas assez souffert, il faut continuer parce qu'on jurerait que certaines personnes aiment ça.

Pour oublier je bois, seul, dans ma chambre, en pensant que j'ai offert une rose à celle que j'aime et avec qui j'aimerais vivre plus tard car je sens que c'est elle et non pas quelqu'un d'autre. Je fini complêtement torché chaque soir en me disant que mourir jeune n'a pas de différence avec le fait de mourir vieux à ceci près qu'on se fait moins chier à partir plus tôt, comme quitter un cours avant la sonnerie parce qu'on se fait lourdement chier.

Le seul moment où l'on peut se sentir bien est quand on se retrouve face à soit même en laisant libre cours à son immagination, créer, se prendre pour un dieu en se rendant compte qu'on a droit de vie et de mort sur une histoire ou un dessin et qu'il ne peut rien faire, alors on gomme, on efface et on recommence pour se sentir vivant et pour se venger de se quotidien opressant.

J'imagine parfois que les gens qui lisent mes lignes me trouvent complêtement fou, débile, pessimiste, violent et psychopathe. Beaucoup ont peut être raison, mais quand on en parle face à face de vive voix, ils savent que j'ai raison car ils n'ont rien a ajouter. La vérité est indiscutable et pourtant certains cherchent à sauver leur illusion : celle d'un monde rose bonbon où tout baigne quand les parents sont contents des notes du trimestre. J'en fais abstraction pour montrer que ce que je vis, comme d'autre de ma connaissance, est une réalité frappante, un monde où peu importe le nombre de révolte rien ne changera. Certains mourront le sourire aux lèvres alors qu'ils sont pleurés, seulement ces gens qui pleurent, rien ne les empèche de partir à leur tour....

Je dis peut être une vérité qui dérange, sur une page de blog insignifiante, qui ne sera pas lue de tous, mais qu'importe que le texte soit long et chiant. Lecteur, ou lectrice, si tu as lu jusqu'à la fin de ses lignes c'est que tu ne vis pas une vie très différente de la mienne. Aussi je pense te comprendre. Reçois ma gratitude pour avoir eu le courage de me lire, ainsi que mes excuses pour avoir pris sur ton temps peut-être précieux (tu parles tu devais bien te faire chier pour lire ça).


"Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison..." Bernard Werber.

lachez des coms serait sympathique de votre par chers lecteurs, cependant, vider votre sac comme je l'ai fait (et encore je n'ai pas tout dit) vous fera le plus grand bien, seulement, sans oreille pour prêter attention à vos chroniques, vous n'irez pas loin. Soyez cette oreille pour moi que je sois la votre pour vous dans un futur peut être proche qui sait....


écrit avec une demi douzaine de clopes, une bouteille de despé, une musique de Supertramp dont le titre est "Lord is it mine", quelques larmes et une pincée de fatigue.....

# Posté le mardi 20 janvier 2009 18:41

harry potter et les fondateurs chapitre 9 : le secret d'Enora.

voici enfin le chapitre 9 je sais que ceux qui la suivaient l'attendaient avec impatience, mais elle est là !!!!
je rappel que pour ceux qui veulent les chapitres ils peuvent me les demander en me laissant un com ^^
je suppose que ceux qui prennent le trai en route auront la flemme de chercher les autres chapitres sur mon blog (qui commence à devenir énorme)
bonne lecture! donnez vos avis !!!! a biento pour le chapitre 10 !!!!




Stewart et Albus savaient maintenant la suite des événements, l'ordre allait se mettre à la recherche de cette mystérieuse congrégation et surveiller ses agissements et en parallèle ceux de Serpentard. Ils avaient cinq jours pour se préparer, aller à Square Grimmaud était un retour banal à la maison pour les Potter, mais c'était aussi un lieu très bien protégé. De multiples enchantements défendaient la maison déjà camouflée par des immeubles. Stewart enleva le tube de chair de son oreille et regarda son ami qui affichait un air inquiet.
- Qu'est-ce qui ne vas pas Al ? Demanda le jeune garçon.
- On est dans un sacré pétrin. Je commence à réaliser enfin la force de notre ennemi.
- Pardon ? S'enquit Lily, elle n'avait pas écouté la conversation de l'ordre.
- Serpentard est très respecté encore de nos jours ça nous le savions. Mais personne ne savait qu'il avait une bande de fanatique collée à ses basques. Ce qui montre bien à quel point il est puissant. Résuma Albus. De plus, papa nous emmène à la maison dans cinq jours, autant dire que l'on joue un jeu très dangereux.
- Un sorcier qui inspire encore une telle peur alors qu'il était mort, ca montre bien qu'il peut vaincre la mort. Déclara Stewart.
- Exact ! Mais ce qui m'inquiète le plus...c'est toi Stew.
- Quoi ? Mais comment ça ?
- Tu es le descendant direct de Godric. Et comme Salazar, il a besoin d'un corps : le tien. C'est donc toi qui va devoir te battre.
- Non !! Je ne veux pas me battre ! Je ne veux pas mourir !!! Cria Stewart.

Albus et Lily avaient un air très gêné. Ils ne savaient pas quoi dire pour dissiper la peur de leur ami, mais c'était inévitable, Stewart affrontera un jour Serpentard. Au fond de lui il le savait, mais il voulait tout faire pour l'éviter. Il se mit à trembler, sachant que la mort allait l'attendre à chaque tournant de sa vie il ne pouvait plus se permettre de prendre part à ce combat. Il serra les dents et voulu courir vers sa chambre, soudain, une main l'agrippa au col de sa chemise.

- Tu compte fuir Stewart ? Questionna une voix féminine et ferme.

Stewart se retourna et se dégagea de cette main d'un revers du bras. Enora se tenait devant lui, les sourcils froncés. Il était impressionné par ce regard qui lui glaçait le sang. Il déglutit et la regarda dans les yeux.

- Oui je compte fuir ! Je ne veux pas risquer ma peau pour rien !
- Pour rien ? S'emporta la jeune fille. Tu pense que le monde ce n'est rien ? Tes amis ne sont rien pour toi ? Je ne suis rien pour toi ?
- Je sais que c'est égoïste. Commença Stewart. Mais je ne serais jamais assez fort pour vaincre un monstre de cette force !
- Tu as Godric non ? lança Enora. Il peut te rendre plus fort. Les meilleurs aurors sont à ta disposition ! Qui plus est tu fais partie de leur famille ! Ils sont ta famille ! Et dans une famille on s'entraide !
- Je n'en ai rien à faire je ne les connais même pas !

Albus se sentit piqué par cette remarque, il était adossé au rebord de l'escalier mais se releva en fronçant les sourcils. Lily ne comprenait plus trop de quoi il retournait.

- Tu sais Stew. Fit Albus sur un ton calme. Mon père disait la même chose que toi, il ne pensait pas pouvoir vaincre Voldemort, mais il l'a fait. C'est la peur, et l'aide de ses amis qui l'a aidé. Toi tu as une famille, des amis, et même un revenant pour t'aider ! Tu as beaucoup plus que lui !!

Stewart ne savait plus quoi répondre, il se mordait les lèvres.

- Je pars quand même. Dit-il.
- Tu as peur Stewart Griffin ? Caqueta Albus.
- Oui...très peur.
- Finalement tu ne sers à rien. Poursuivit le jeune Potter en le narguant.
- Je te demande pardon ?
- Oui, tu as bien entendu. On pensait tout miser sur toi, mais par ta faute le monde entier va finir en lambeaux. Et ce sera de ta faute.
- Trouvez quelqu'un d'autre. Moi je me tire.
- Tu te rends compte que quand on aura perdu on sera exécutés, et les survivants que vont-ils dire de nous, et de toi qui ne t'es même pas battus alors que tu étais notre seule chance ?
- Ferme-là !!!

Il remonta les escaliers et colla une droite dans la mâchoire d'Albus. A sa grande surprise il ne broncha même pas, il avait utilisé un sort de défense intégrale.

- Je vais te faire une proposition Stewart Griffin. Dit-il.
- Hein ?
- Bats-toi en duel contre moi. Si tu gagne, je te laisserais partir. Mais si tu perds tu reste et tu te bats !
- Non ça suffit ! Personne ne se battra.
- Ferme-là Lily ! Répliqua Albus sur un ton ferme.
- Elle a raison ! Ca n'avancera à rien tu es bien plus fort que Stew !! Cria Enora.
- Tais-toi.

Ces mots, c'était Stewart qui les prononça, il fixait Enora avec une immense colère. Elle était étonnée de voir ce regard chez celui qu'elle aimait.

- Tu n'as rien à voir là dedans. C'est une affaire entre lui et moi. Reprit le jeune garçon. Al, j'accepte ta proposition.
- Fort bien, allons dehors.

Ils sortirent, un vent glacial soufflait, la bulle de chaleur avait été enlevée. Stewart claquait des dents, il était en T-shirt. L'herbe dépérissait, le sol était boueux et l'air humide. Il saisit sa baguette et se mit face à son adversaire et meilleur ami sur cette colline hurlante. Enora courait avec Lily pour essayer de les empêcher de se battre. Albus pointa sa baguette vers elles.

- N'approchez pas où je vous promets que vous allez en baver toutes les deux. Lança-t-il.

Elles restèrent à leur place. Il se tourna vers Stewart.

- Alors comme ça notre sort t'est indifférent ?
- Complètement.
- Je croyais pourtant que nous étions des amis...j'ai dû me tromper.
- On commence quand tu veux ! Une fois que je t'aurais fait mordre la poussière, je partirais loin, là où personne ne me trouveras, pas même elle ! Dit-il en désignant Enora du regard.
- Tu me déteste c'est ça ? Dit-elle avec colère.
-Non ! Mais tu me force la main, tu joue les amoureuses mais je sais que tu nous cache quelque chose, tu es beaucoup trop bizarre et quelque chose me dit que tu vas tout faire pour me rendre la vie impossible !

Des larmes perlèrent sur les joues d'Enora, des sanglots s'échappèrent de sa gorge, et à cette expression de tristesse se mêla aussi de la colère, de la rage, elle regarda Stewart droit dans les yeux. On aurait dit qu'elle voulait dire quelque chose mais elle se retint et fit demi-tour vers la maison. Stewart se tourna de nouveau vers Albus.

- Alors on commence ? Demanda ce dernier.
- Mais voyons ! On a déjà commencé ! Ricana Stewart.

En effet une toute petite lumière brillait à côté de l'½il droit d'Albus, il eut à peine le temps de se rendre compte qu'il était tombé dans un piège qu'il perdit la vision pour un court laps de temps à cause de la lumière devenue éblouissante. Il perdit l'équilibre et tomba à genoux. Il retrouvait à peu près sa vue quand le coup de pied de Stewart le fit voler à une vingtaine de mètres de là. Les cours d'Harry lui avaient été très utiles. Il lui tourna le dos et s'en alla. Albus peinait à se relever, il ne voyait pas encore très bien et le coup de pied l'avait un peu sonné. Il pointa sa baguette vers Stewart.

- Arrêtes toi ! Cria-t-il.

Stewart se retourna. Il fixait Albus avec une haine immense à présent.

- Je suis très égoïste peut être ? Mais je ne me souviens pas avoir demandé à être ce que je suis ! Jamais un seul instant de ma vie je n'ai voulu me battre pour d'autres !!! Alors foutez-moi la paix ! C'est vous les égoïstes qui vous servez de moi !
- Tu ne comprends donc rien ? Tout le monde a besoin de toi !!

Sur ces mots il stupéfixa Stewart qui se retrouva par terre inanimé les yeux encore ouverts. Albus approcha de lui, la pluie commença à tomber.

- Si tu ne veux pas entendre raison je vais te ramener de force, mais avant ça je vais te flanquer une bonne raclée.

Il se mit à le rouer de coups, Stewart ne pouvait pas parler, mais il pouvait ressentir la douleur, chacun des coups semblait le transpercer, il n'arrivait pas à bouger. Sa haine et sa colère grandissait, il essayait de toutes ses forces de se libérer, de bouger, de stopper sa souffrance. Il redoubla d'efforts mais en vain. Il se prit un coup puissant dans le flan et perdit connaissance. Albus s'interrompit essoufflé.

- Tu te seras quand même bien battu. Dit-il.

Il se tourna vers sa jeune s½ur encore présente, les mains plaquées sur sa bouche, elle versait des larmes, des larmes qui reflétaient sa peur, sa colère, son état de choc. Albus voulut se saisir du pied de son ami pour le trainer jusqu'au Terrier. Quand soudain, Stewart se releva avec difficulté. Le garçon à lunette n'en revenait pas, il l'avait pourtant stupéfixé ! Il ne comprenait plus. Le supplicié se releva et fit face à son adversaire, il ouvrit les yeux, ils étaient sans pupilles, blanc, comme la neige. Albus recula horrifié. Stewart ne semblait plus conscient, il dégageait une aura rouge qui s'échappait de lui comme une flamme. Il saisit sa baguette tombée dans la boue et la pointa vers Albus.

- Cette fois tu vas mourir ! Chuchota-t-il.

Albus n'eut pas le temps de répondre, un éclair bleu le repoussa et le jeta dans la boue. Il cherchait à se relever mais il n'en eut pas le temps, la pluie battait contre lui avec une violence inimaginable, chaque goutte était un supplice. Stewart avait changé, Albus ne le reconnaissais plus, il n'avait jamais pensé qu'il avait une force aussi grande. Il avait échoué, il ne pourra pas se relever, pourtant il devait y croire. Plus la pluie lui tombait dessus plus il perdait sa force, il tenta encore une fois de se relever mais sans succès. Soudain, un mur de pierre sortit de terre avec violence devant lui pour arrêter la pluie. C'était Lily, avec sa baguette tendue vers son frère qui avait créé ce mur. Stewart dirigea sa baguette vers elle et la pluie la martela. Albus cracha une gerbe de sang et hurla de colère en voyant sa s½ur se faire torturer. Elle hurlait allongée sur le sol et remuait, de moins en moins vite, de plus en plus péniblement, on entendit à la fin que de petits gémissements.

- STEWART !!! TU VAS ME LE PAYER !!!!!!!!! Hurla Albus en rage.

La pluie se dirigea de nouveau vers le mur et redoubla d'intensité. Les briques commencèrent à partir en morceaux. Albus devait réfléchir à une stratégie, il devait trouver rapidement. Il se rappela soudain d'un des sorts que lui avait appris son oncle Ron. Il se remémora la formule, pointa sa baguette vers le sol et murmura des paroles en latin. Une vague de boue se souleva de derrière le mur et fondit sur Stewart qui fut emporté. Albus sortit de sa cachette et courut vers sa s½ur, il s'agenouilla près d'elle et tâta son pouls. Il battait, Lily était donc encore en vie.
Il soupira de soulagement, mais ce n'était pas encore fini, il savait que le sort qu'il avait jeté à son ami n'aurait pas raison de lui, la priorité était de mettre Lily à l'abri, mais où ?
Albus rassemblait ses forces, il pointa sa baguette vers le front de sa petite s½ur et une petite sphère blanche apparut, la petite fille semblait reprendre des forces, elle ouvrit les yeux et se redressa face à son frère.

- Rentre à la maison...préviens papa ! Lui ordonna-t-il.
- Mais...et toi ? Gémit-elle les larmes aux yeux.
- Je vais le contenir, je crois avoir une solution.
- Ne meurs pas. Je t'en supplie !
- Je ferais de mon mieux c'est promis. Pars maintenant.

Sur ces mots, Lily courut vers le Terrier aussi vite qu'elle le put sous la pluie battante. Albus se retourna vers la montagne de boue sous laquelle Stewart était ensevelit. Il s'approcha en titubant, la fatigue devenait très difficile à supporter. Il se mit à genoux et commença à dégager la matière visqueuse qui recouvrait son ami. L'effort l'épuisait, mais il devait continuer tant bien que mal, car malgré ses paroles, malgré ce qu'il avait pu penser, Stewart demeurait son meilleur ami, il devait le sauver à tout prix. Albus s'arrêta, essoufflé et impuissant face à la situation. La pluie le frigorifiait le rendant incapable de bouger correctement. Soudain, la boue remua et des bulles éclatèrent à la surface. Stewart jaillit du sol en projetant Albus en arrière. Il reprit son souffle et se tourna vers son adversaire en lui lançant un regard emplis de haine. Il tenta de pointer sa baguette vers lui mais il s'effondra, dépourvu de force. Albus considéra un moment Stewart puis s'évanouit.

- Une...lumière ?
- Il se réveille on dirait. Fit une voix.
- Je suis mort ?
- Il a perdu la notion d'existence on dirait. Dit une autre.
- des voix...des anges ?
- le voilà qui se croit au paradis maintenant. Ricana une autre voix plus grave que les autres.
- Je suis au paradis ?
- Laissez-le se reposer ! Gémit une petite voix.
- Attendez ! Il va bouger !

Stewart ouvrait doucement les yeux, il sentait quelque chose de chaud le recouvrir, et il sentait également une matière douce et moelleuse sous son corps. Il réalisa qu'il était dans un lit. Il voulait bouger ses bras, mais quelque chose l'en empêchait, il avait mal aux poignets comme si quelque chose le brulait. Il ne voyait qu'une très forte lumière blanche autour de lui, mais celle qui s'estompait progressivement. Il distinguait maintenant des silhouettes mais rien de bien précis. Stewart tenta de se relever, mais c'est à ce moment qu'il comprit qu'il était immobilisé. Il toucha du bout de ses doigts son poignet et il y sentit une corde enroulée autour. Il ria jaune.

- Paradis...tu parles.
- Stewart ! Il revient à lui !
- Jessica ? dit il en tournant la tête du côté d'où venait la voix.
- Oui ! C'est moi ! Tu nous as fait tellement peur !
- Où est-ce que je suis dis moi !
- Et bien...
- Et pourquoi suis-je attaché ?
- Du calme Stewart. Fit une autre voix.

Stewart écarquilla les yeux dans la direction de la voix, il ne distinguait pas la personne clairement, mais il la reconnut.

- Harry...Potter. Lança-t-il dans un souffle.
- Oui c'est moi.
-Libérez-moi je vous prie.
- Je suis désolé.
- Vous avez peur que je parte ?
- Il y a cette raison mais également d'autres. Répondit-il.
- Alors dites-moi ce que je fais ici !

Il y eut un moment de silence dans la salle. L'atmosphère était lourde, comme si quelque chose de grave venait de se passer et que les conséquences étaient catastrophiques. La lumière blanche se dissipait un peu plus, il distinguait cinq personnes dans la pièce, Jessica à qui il avait parlé et qui lui tenait la main, Harry, Ron, Hermione et Dudley.

- Tu es chez moi au 12 square Grimmaud. Tu es alité depuis une semaine maintenant.
- Mais pourquoi ? Et puis qu'est-ce que je fais attaché ?
- Tu ne t'en souviens pas ?
- De quoi ?

Tout le monde eut soudain un regard plus grave, un regard mêlé d'agacement et de gêne, Stewart comprenait de moins en moins, il regarda alors sur sa gauche et vit qu'une autre personne était allongée mais il ne la reconnaissait pas.

- Stew...Fit Jessica. Tu ne te souviens vraiment pas ?
- Mais...Je ne comprends pas ? Répliqua-t-il angoissé. J'ai fait une autre crise ?
- Et pas qu'un peu. S'emporta Ron. Tu as faillit tuer ton meilleur ami !
- Ron, il n'a pas l'air de s'en souvenir. Répliqua sèchement Hermione.

Ron quitta la pièce en jurant. Stewart compris alors ce qu'il avait fait, certaines choses lui revenaient en mémoire : sa tentative de fugue du terrier, son altercation avec Albus...mais ensuite le noir complet. Comme la fois précédente à l'école de sorcellerie. Il se sentait misérable, dépité et extrêmement honteux. Harry s'approcha alors de lui avec un regard emplis de colère.

- Je crois comprendre que la mémoire te revient. Il est vrai que nous avons agis égoïstement avec toi, nous t'avons forcé à faire une chose dans notre propre intérêt. Tu as pris peur et tu as voulu t'enfuir, nous sommes lamentable c'est vrai mais tu es le seul capable de nous venir en aide, tu es pour nous un atout précieux. Ce que tu as fait a Albus est impardonnable certes...

Il s'interrompit et regarda vers son fils encore inconscient, Stewart crut voir une larme couler sur sa joue. Jessica lâcha la main de Stewart.

- Tu sais Stew...Dit-elle. Tu étais effrayant, tu nous a dévoilé une partie de toi qui recèle une magie très puissante.
- Elle a raison, il semble que tu perdes tout contrôle de toi-même une fois dans cet état. C'est comme cela que tu as pu mettre Al dans un tel état, mais il n'y a pas que ça. Tu t'en es également pris à Lily. Sa mère est encore sous le choc. Peu importe que tu l'aies voulu ou non beaucoup de personnes t'en veulent. C'est pour cela que tu ne bougeras pas de cette chambre jusqu'à nouvel ordre.
- Je...comprends. Soupira Stewart.
- Je ne fais pas cela pour te punir, je ne pense pas être en mesure de le faire, mais avec Hermione et Godric nous allons essayer de comprendre d'où te viens cette force et t'aider à la canaliser.
-...merci...Je m'excuse sincèrement.
- Ce n'est pas le moment. Tu diras ça à Al quand il retrouvera ses esprits. En attendant, tu resteras attaché, nous ne voulons pas prendre le risque que tu deviennes de nouveau incontrôlable.

Sur ces mots, tous les quatre sortirent laissant Stewart à ses pensées. Pour la première fois de sa vie il se sentait complètement seul et désarmé. Il retournait la question cent fois dans sa tête mais il ne parvenait toujours pas à comprendre comment il avait pu agir de la sorte. Cette histoire de duel, de fuite et de peur, la peur, le souvenir de ce qui l'attendait lui revint à l'esprit, la panique le gagna et il tenta vainement de se libérer. Mais hélas, les cordes étaient solides, impossible pour lui de fuir avec si peu d'énergie. Il était pris au piège, et malgré son énorme erreur, Harry voulait encore l'aider. Les larmes le submergeaient, il se mit à sangloter. Soudain, la porte s'ouvrit, Stewart ne distinguait toujours qu'une vague silhouette, mais celle-ci avait les cheveux longs et blonds, une longue mèche bleue flottait parmi cette océan éblouissant.

- Enora ? demanda-t-il doucement.

La jeune fille se retourna vers lui en fermant la porte, elle s'approcha d'un pas lent et léger comme à son habitude, elle se pencha vers le visage de Stewart. Il arrivait à la distinguer parfaitement, son regard froid d'ordinaire, ses traits fins, le grain de sa peau claire. Il ne savait pas comment réagir.

- Tu as le teint pâle tu sais ? Dit-elle sur un ton indifférent.
- Je viens tout juste de me réveiller. Répondit Stewart un peu gêné.
- Ca fait une semaine que tu n'as pas mangé, on a dû te maintenir dans un état stable à l'aide de la magie.
- Je suis désolé pour tout ce qui s'est passé.
- Tu te souviens de quelque chose ?
- Oui. Ce que j'ai dit à Al, ce que j'ai fait à Lily...et à toi.

Ces mots eurent du mal à sortir de sa gorge, Enora ne sourcilla pas. Elle ne laissait transparaitre aucune émotion comme à son habitude. Mais le plus étrange est qu'elle ne semblait pas en vouloir à Stewart. Elle lui prit la main et le regarda droit dans les yeux.

- Je me souviens de ce que tu as dit également. Dit-elle. Je suis d'accord, sur le coup tu t'es demandé quel était mon rôle, et même bien avant. Je suis une source de mystère pour tout le monde sauf pour Godric le fantôme. C'est pour cela que je consens à te révéler quelques petites choses.
- Hein ? Tu n'es pas fâchée ? S'étonna Stewart.
- Non, au contraire, j'avais tort depuis le début. Je me suis comporté comme une mijaurée.
- Ne dis pas ça. Tout le monde a des problèmes.

Le silence s'installa de nouveau dans la pièce, un long silence gêné. Enora fixait Stewart qui détourna les yeux de la ravissante jeune fille. Elle mit sa main sur la joue du jeune garçon.

- Tout comme toi je possède ce pouvoir, cette immense réserve d'énergie magique quasi inépuisable. Et je sais comment faire pour la maitriser. Vois-tu, cette force n'est pas donnée à tout le monde.
- Mais comment ? C'est pour cela que tu disais que nous aurions besoin de toi ?
- Oui. Car je suis très lié à Godric. Je suis une élue comme toi. Il en existe quatre dans ce monde et ils sont tous regroupés en Angleterre, la patrie de la magie occidentale.
- Des élus...quatre élus...et j'en fais partie ?
- Oui, c'est toi qui as été choisi car tu descends de Godric.
- Mais tu n'es pas apparentée à lui ! Comment cela se fait que tu sois toi aussi une élue ?
- Je descends en fait de Rowena Serdaigle, connue aussi sous le nom d'Helena qu'elle donna à sa fille. J'ai synchronisé avec elle, et depuis je maitrise cette force titanesque en moi.
- Tu descends de...Serdaigle ? Mais au début de l'année...
- Oui j'étais chez Gryffondor. La coupa Enora. Je n'étais pas à Poudlard durant ma formation j'étais chez moi et mes parents m'apprenaient la magie, avec mon pouvoir j'apprenais très vite, le savoir était pour moi un acquis je comprenais tout ce que l'on me disait à l'image de Rowena. Mais le jour de mes 12 ans, mon pouvoir qui trouvait sa source dans les connaissances que j'avais accumulée, devint incontrôlable, je n'étais même plus capable de faire de la magie simplement, j'utilisais trop de puissance. Ma famille ne comprit pas ce qu'il se passait, aussi elle tenta de sceller ma magie mais sans succès, elle était bien trop puissante. Mes crises de violence comme les tiennes devenaient de plus en plus grave au fil du temps, si bien que je me suis faite enfermée de ma propre initiative dans une pièce protégée par divers sorts qui annulaient tout pouvoir magique. Un jour, alors que l'orage éclatait au dehors l'année de mes 13 ans, Rowena vint me voir.
- Et tu as synchronisé avec elle à ce moment là ?
- Pas exactement. C'est assez dur à expliquer. Je vais te le montrer. Colle ton front contre le mien et tu sauras.

Stewart obéis et colla son front contre celui de la jeune fille, son récit le fascinait, il voulait connaitre la suite. Soudain il se vit transporté à toute allure dans ce qui semblait à un énorme tunnel bleu. Il y voyait toutes sortes de choses, des gens qui discutaient d'autre qui dansaient, des objets de toute taille et de toute forme. Stewart se trouvait dans la mémoire visuelle d'Enora. Une Image semblable à un écran se positionna devant lui, il fut aspiré au travers et se retrouva tout à coup dans une pièce sombre et humide. Il faisait vraisemblablement nuit quand il regardait à travers la fenêtre de la salle, l'orage tonnait et la pluie battait les carreaux. Il balaya la pièce du regard et vit Enora alors âgée de 13 ans, elle était assise sur son lit habillée s'une chemise et d'une jupe écossaise. Elle regardait des posters d'équipes de Quidditch accroché sur le mur, parmi elles il y avait celle de l'Ecosse, ainsi que l'équipe de Glasgow qui jouait en première division. Stewart comprit alors qu'Enora était écossaise tout comme la fondatrice de Poudlard. La jeune fille semblait triste, elle fixait un calendrier dont les jours étaient tous rayés au feutre rouge. Plus d'une année et demie était marquées au feutre. « Elle a passée tout ce temps toute seule ? »Se demanda Stewart. Soudain la jeune fille fut prise de spasmes, elle jurait, ses yeux devenaient blancs et une aura semblable à des flammes bleue émanait d'elle. Elle se leva en titubant et se prit la tête dans les mains. Une explosion retentit alors, le souffle de la puissance d'Enora fissurait les murs et le sol. Stewart se protégeait par réflexe mais il ne subissait rien car il n'était qu'un corps astral. La jeune fille martelait le sol de ses poings et des cratères énormes apparurent. Elle hurlait. Stewart fut pris de panique. Il se précipita vers elle.

- Enora ! Calmes-toi ! Reprends ton souffle, ca va passer fais moi confiance ! Lui dit-il.

Rien n'y faisais, la pauvre ne l'entendait pas ce n'était qu'un souvenir. Stewart ne savait plus quoi faire. Il se résigna et regarda souffrir la jeune fille. Soudain, alors qu'un éclair zébrait le ciel noir de la nuit, un fantôme à l'allure féminine fit son apparition. Il s'approcha d'Enora qui se calmait.

- Calme-toi mon enfant. Dit le fantôme.
- Hung...qui êtes-vous ? Gémit Enora.
- Je suis Rowena Serdaigle. La célèbre fondatrice de Poudlard.
- Mais vous êtes...
- Oui je suis bien morte. Mais je suis revenue pour toi ma chère enfant. Car tu es celle qui sera un jour l'ultime barrage contre les forces du mal.
- Pardon ?
- Je vais aller droit au but. Dans une année environ il se passera des choses terribles, pour préserver l'équilibre du monde nous devons nous allier avec deux autres fondateurs de Poudlard et combattre le dernier et le plus redoutable de nous quatre.
- Je ne comprends pas.
- Tu manque de connaissances, je vais te donner tout cela, sans quoi la synchronisation n'est pas possible.

Elle posa sa main sur le front de la jeune fille épuisée par sa crise. Une petite sphère bleue apparut et Enora hurla de douleur, elle était incapable de bouger et sa crise reprenait de plus belle, seulement, elle ne semblait plus avoir de forces. Ses yeux étaient blancs, animés d'une haine sans borne, elle se trouvait à quatre pattes sur le sol fissuré. Rowena sourit.

- Tu as passé un stade particulier, il est impossible de faire maintenant marche arrière. Tu as acquis presque toutes les connaissances de ce monde en l'espace d'un instant, toi seule pouvais y survivre car tu dois ne faire qu'une avec moi.
- Pourquoi ? Pourquoi vous faites ça... ?
- Pour le bien de tous, pour te sauver toi mon héritière de tes interminables souffrances. Je te demande pardon. Tu perdras ton intimité, et tous ce qui t'es cher te sera retiré pour sauver le monde. C'est un énorme sacrifice je le sais, mais tu y gagneras en puissance et en sagesse. Acceptes-tu ?
-...J'ai entendu parler de cette légende...l'être élu...qui descend d'un fondateur...partagera sa puissance avec lui jusqu'à la mort.
- C'est cette légende.
- dans ce cas...j'accepte de me battre jusqu'au bout !!! Cria la jeune fille.

Rowena fonça sur Enora et pénétra à l'intérieur de son corps. Il y eut une autre explosion de magie et la salle vola en éclat. Ce n'était plus qu'un tas de ruine au milieu duquel flottait le corps d'Enora. Ses cheveux qui lui arrivaient aux chevilles lui arrivaient maintenant au bas du dos et une mèche bleue avait fait son apparition sur le côté de sa tête. L'aura bleue se dégageait avec une telle intensité que les gravas étaient repoussés. Deux hommes habillés d'un imperméable étaient sortis d'une grande demeure avoisinante alertés par la détonation. Ils arrivèrent devant la salle en ruine sans avoir l'air surpris, ils semblaient au contraire craintif. Enora prit pied à terre et cessa d'émettre son aura. Les deux hommes se prosternèrent devant elle.

- Maitresse Serdaigle. Dit l'un d'eux. Je vous souhaite un bon retour parmi les vivants.
- Tu es le père de cette fille...je suis navré que doive la perdre.
- Ne vous en faites pas...c'est son destin d'être auprès de vous.

Une larme coula sur la joue de l'homme, il semblait jeune et portait une barbe de couleur noire comme ses cheveux, il avait une cicatrice sur la joue droite et des yeux d'un bleu très profond.
Rowena se pencha vers lui.

- Quel père ne serait pas malheureux de perdre sa fille.

Sur ces mots, Stewart se sentit happé vers l'arrière comme lorsqu'il était dans la mémoire de Godric, il revint à lui dans la chambre où il était avec Enora. Il eut un mouvement de recul. La jeune fille le regardait avec un air gêné. Le jeune garçon suait à grosses gouttes.

- Tu sais tout maintenant. Dit-elle.
- je comprends mieux...ton côté mystérieux...tes airs lunatiques. Tu changeais de personnalité en permanence.
- Exactement. Je vais maintenant te laisser avec Rowena, elle veut te parler. On se voit plus tard.
- Hé ! Attends ! S'écria Stewart.

Enora ferma les yeux et les rouvrit aussitôt. Elle avait maintenant des yeux marron et un regard quelque peu plus sympathique, plus chaleureux. Stewart avait du mal à comprendre ce qu'il se passait. Il fixait la jeune fille ébahit.

- Stewart Griffin, le dernier descendant de son premier fils, l'être élu de Godric Gryffondor, je vais te révéler ton destin.










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# Posté le jeudi 15 janvier 2009 17:06