voici enfin le chapitre 9 je sais que ceux qui la suivaient l'attendaient avec impatience, mais elle est là !!!!
je rappel que pour ceux qui veulent les chapitres ils peuvent me les demander en me laissant un com ^^
je suppose que ceux qui prennent le trai en route auront la flemme de chercher les autres chapitres sur mon blog (qui commence à devenir énorme)
bonne lecture! donnez vos avis !!!! a biento pour le chapitre 10 !!!!
Stewart et Albus savaient maintenant la suite des événements, l'ordre allait se mettre à la recherche de cette mystérieuse congrégation et surveiller ses agissements et en parallèle ceux de Serpentard. Ils avaient cinq jours pour se préparer, aller à Square Grimmaud était un retour banal à la maison pour les Potter, mais c'était aussi un lieu très bien protégé. De multiples enchantements défendaient la maison déjà camouflée par des immeubles. Stewart enleva le tube de chair de son oreille et regarda son ami qui affichait un air inquiet.
- Qu'est-ce qui ne vas pas Al ? Demanda le jeune garçon.
- On est dans un sacré pétrin. Je commence à réaliser enfin la force de notre ennemi.
- Pardon ? S'enquit Lily, elle n'avait pas écouté la conversation de l'ordre.
- Serpentard est très respecté encore de nos jours ça nous le savions. Mais personne ne savait qu'il avait une bande de fanatique collée à ses basques. Ce qui montre bien à quel point il est puissant. Résuma Albus. De plus, papa nous emmène à la maison dans cinq jours, autant dire que l'on joue un jeu très dangereux.
- Un sorcier qui inspire encore une telle peur alors qu'il était mort, ca montre bien qu'il peut vaincre la mort. Déclara Stewart.
- Exact ! Mais ce qui m'inquiète le plus...c'est toi Stew.
- Quoi ? Mais comment ça ?
- Tu es le descendant direct de Godric. Et comme Salazar, il a besoin d'un corps : le tien. C'est donc toi qui va devoir te battre.
- Non !! Je ne veux pas me battre ! Je ne veux pas mourir !!! Cria Stewart.
Albus et Lily avaient un air très gêné. Ils ne savaient pas quoi dire pour dissiper la peur de leur ami, mais c'était inévitable, Stewart affrontera un jour Serpentard. Au fond de lui il le savait, mais il voulait tout faire pour l'éviter. Il se mit à trembler, sachant que la mort allait l'attendre à chaque tournant de sa vie il ne pouvait plus se permettre de prendre part à ce combat. Il serra les dents et voulu courir vers sa chambre, soudain, une main l'agrippa au col de sa chemise.
- Tu compte fuir Stewart ? Questionna une voix féminine et ferme.
Stewart se retourna et se dégagea de cette main d'un revers du bras. Enora se tenait devant lui, les sourcils froncés. Il était impressionné par ce regard qui lui glaçait le sang. Il déglutit et la regarda dans les yeux.
- Oui je compte fuir ! Je ne veux pas risquer ma peau pour rien !
- Pour rien ? S'emporta la jeune fille. Tu pense que le monde ce n'est rien ? Tes amis ne sont rien pour toi ? Je ne suis rien pour toi ?
- Je sais que c'est égoïste. Commença Stewart. Mais je ne serais jamais assez fort pour vaincre un monstre de cette force !
- Tu as Godric non ? lança Enora. Il peut te rendre plus fort. Les meilleurs aurors sont à ta disposition ! Qui plus est tu fais partie de leur famille ! Ils sont ta famille ! Et dans une famille on s'entraide !
- Je n'en ai rien à faire je ne les connais même pas !
Albus se sentit piqué par cette remarque, il était adossé au rebord de l'escalier mais se releva en fronçant les sourcils. Lily ne comprenait plus trop de quoi il retournait.
- Tu sais Stew. Fit Albus sur un ton calme. Mon père disait la même chose que toi, il ne pensait pas pouvoir vaincre Voldemort, mais il l'a fait. C'est la peur, et l'aide de ses amis qui l'a aidé. Toi tu as une famille, des amis, et même un revenant pour t'aider ! Tu as beaucoup plus que lui !!
Stewart ne savait plus quoi répondre, il se mordait les lèvres.
- Je pars quand même. Dit-il.
- Tu as peur Stewart Griffin ? Caqueta Albus.
- Oui...très peur.
- Finalement tu ne sers à rien. Poursuivit le jeune Potter en le narguant.
- Je te demande pardon ?
- Oui, tu as bien entendu. On pensait tout miser sur toi, mais par ta faute le monde entier va finir en lambeaux. Et ce sera de ta faute.
- Trouvez quelqu'un d'autre. Moi je me tire.
- Tu te rends compte que quand on aura perdu on sera exécutés, et les survivants que vont-ils dire de nous, et de toi qui ne t'es même pas battus alors que tu étais notre seule chance ?
- Ferme-là !!!
Il remonta les escaliers et colla une droite dans la mâchoire d'Albus. A sa grande surprise il ne broncha même pas, il avait utilisé un sort de défense intégrale.
- Je vais te faire une proposition Stewart Griffin. Dit-il.
- Hein ?
- Bats-toi en duel contre moi. Si tu gagne, je te laisserais partir. Mais si tu perds tu reste et tu te bats !
- Non ça suffit ! Personne ne se battra.
- Ferme-là Lily ! Répliqua Albus sur un ton ferme.
- Elle a raison ! Ca n'avancera à rien tu es bien plus fort que Stew !! Cria Enora.
- Tais-toi.
Ces mots, c'était Stewart qui les prononça, il fixait Enora avec une immense colère. Elle était étonnée de voir ce regard chez celui qu'elle aimait.
- Tu n'as rien à voir là dedans. C'est une affaire entre lui et moi. Reprit le jeune garçon. Al, j'accepte ta proposition.
- Fort bien, allons dehors.
Ils sortirent, un vent glacial soufflait, la bulle de chaleur avait été enlevée. Stewart claquait des dents, il était en T-shirt. L'herbe dépérissait, le sol était boueux et l'air humide. Il saisit sa baguette et se mit face à son adversaire et meilleur ami sur cette colline hurlante. Enora courait avec Lily pour essayer de les empêcher de se battre. Albus pointa sa baguette vers elles.
- N'approchez pas où je vous promets que vous allez en baver toutes les deux. Lança-t-il.
Elles restèrent à leur place. Il se tourna vers Stewart.
- Alors comme ça notre sort t'est indifférent ?
- Complètement.
- Je croyais pourtant que nous étions des amis...j'ai dû me tromper.
- On commence quand tu veux ! Une fois que je t'aurais fait mordre la poussière, je partirais loin, là où personne ne me trouveras, pas même elle ! Dit-il en désignant Enora du regard.
- Tu me déteste c'est ça ? Dit-elle avec colère.
-Non ! Mais tu me force la main, tu joue les amoureuses mais je sais que tu nous cache quelque chose, tu es beaucoup trop bizarre et quelque chose me dit que tu vas tout faire pour me rendre la vie impossible !
Des larmes perlèrent sur les joues d'Enora, des sanglots s'échappèrent de sa gorge, et à cette expression de tristesse se mêla aussi de la colère, de la rage, elle regarda Stewart droit dans les yeux. On aurait dit qu'elle voulait dire quelque chose mais elle se retint et fit demi-tour vers la maison. Stewart se tourna de nouveau vers Albus.
- Alors on commence ? Demanda ce dernier.
- Mais voyons ! On a déjà commencé ! Ricana Stewart.
En effet une toute petite lumière brillait à côté de l'½il droit d'Albus, il eut à peine le temps de se rendre compte qu'il était tombé dans un piège qu'il perdit la vision pour un court laps de temps à cause de la lumière devenue éblouissante. Il perdit l'équilibre et tomba à genoux. Il retrouvait à peu près sa vue quand le coup de pied de Stewart le fit voler à une vingtaine de mètres de là. Les cours d'Harry lui avaient été très utiles. Il lui tourna le dos et s'en alla. Albus peinait à se relever, il ne voyait pas encore très bien et le coup de pied l'avait un peu sonné. Il pointa sa baguette vers Stewart.
- Arrêtes toi ! Cria-t-il.
Stewart se retourna. Il fixait Albus avec une haine immense à présent.
- Je suis très égoïste peut être ? Mais je ne me souviens pas avoir demandé à être ce que je suis ! Jamais un seul instant de ma vie je n'ai voulu me battre pour d'autres !!! Alors foutez-moi la paix ! C'est vous les égoïstes qui vous servez de moi !
- Tu ne comprends donc rien ? Tout le monde a besoin de toi !!
Sur ces mots il stupéfixa Stewart qui se retrouva par terre inanimé les yeux encore ouverts. Albus approcha de lui, la pluie commença à tomber.
- Si tu ne veux pas entendre raison je vais te ramener de force, mais avant ça je vais te flanquer une bonne raclée.
Il se mit à le rouer de coups, Stewart ne pouvait pas parler, mais il pouvait ressentir la douleur, chacun des coups semblait le transpercer, il n'arrivait pas à bouger. Sa haine et sa colère grandissait, il essayait de toutes ses forces de se libérer, de bouger, de stopper sa souffrance. Il redoubla d'efforts mais en vain. Il se prit un coup puissant dans le flan et perdit connaissance. Albus s'interrompit essoufflé.
- Tu te seras quand même bien battu. Dit-il.
Il se tourna vers sa jeune s½ur encore présente, les mains plaquées sur sa bouche, elle versait des larmes, des larmes qui reflétaient sa peur, sa colère, son état de choc. Albus voulut se saisir du pied de son ami pour le trainer jusqu'au Terrier. Quand soudain, Stewart se releva avec difficulté. Le garçon à lunette n'en revenait pas, il l'avait pourtant stupéfixé ! Il ne comprenait plus. Le supplicié se releva et fit face à son adversaire, il ouvrit les yeux, ils étaient sans pupilles, blanc, comme la neige. Albus recula horrifié. Stewart ne semblait plus conscient, il dégageait une aura rouge qui s'échappait de lui comme une flamme. Il saisit sa baguette tombée dans la boue et la pointa vers Albus.
- Cette fois tu vas mourir ! Chuchota-t-il.
Albus n'eut pas le temps de répondre, un éclair bleu le repoussa et le jeta dans la boue. Il cherchait à se relever mais il n'en eut pas le temps, la pluie battait contre lui avec une violence inimaginable, chaque goutte était un supplice. Stewart avait changé, Albus ne le reconnaissais plus, il n'avait jamais pensé qu'il avait une force aussi grande. Il avait échoué, il ne pourra pas se relever, pourtant il devait y croire. Plus la pluie lui tombait dessus plus il perdait sa force, il tenta encore une fois de se relever mais sans succès. Soudain, un mur de pierre sortit de terre avec violence devant lui pour arrêter la pluie. C'était Lily, avec sa baguette tendue vers son frère qui avait créé ce mur. Stewart dirigea sa baguette vers elle et la pluie la martela. Albus cracha une gerbe de sang et hurla de colère en voyant sa s½ur se faire torturer. Elle hurlait allongée sur le sol et remuait, de moins en moins vite, de plus en plus péniblement, on entendit à la fin que de petits gémissements.
- STEWART !!! TU VAS ME LE PAYER !!!!!!!!! Hurla Albus en rage.
La pluie se dirigea de nouveau vers le mur et redoubla d'intensité. Les briques commencèrent à partir en morceaux. Albus devait réfléchir à une stratégie, il devait trouver rapidement. Il se rappela soudain d'un des sorts que lui avait appris son oncle Ron. Il se remémora la formule, pointa sa baguette vers le sol et murmura des paroles en latin. Une vague de boue se souleva de derrière le mur et fondit sur Stewart qui fut emporté. Albus sortit de sa cachette et courut vers sa s½ur, il s'agenouilla près d'elle et tâta son pouls. Il battait, Lily était donc encore en vie.
Il soupira de soulagement, mais ce n'était pas encore fini, il savait que le sort qu'il avait jeté à son ami n'aurait pas raison de lui, la priorité était de mettre Lily à l'abri, mais où ?
Albus rassemblait ses forces, il pointa sa baguette vers le front de sa petite s½ur et une petite sphère blanche apparut, la petite fille semblait reprendre des forces, elle ouvrit les yeux et se redressa face à son frère.
- Rentre à la maison...préviens papa ! Lui ordonna-t-il.
- Mais...et toi ? Gémit-elle les larmes aux yeux.
- Je vais le contenir, je crois avoir une solution.
- Ne meurs pas. Je t'en supplie !
- Je ferais de mon mieux c'est promis. Pars maintenant.
Sur ces mots, Lily courut vers le Terrier aussi vite qu'elle le put sous la pluie battante. Albus se retourna vers la montagne de boue sous laquelle Stewart était ensevelit. Il s'approcha en titubant, la fatigue devenait très difficile à supporter. Il se mit à genoux et commença à dégager la matière visqueuse qui recouvrait son ami. L'effort l'épuisait, mais il devait continuer tant bien que mal, car malgré ses paroles, malgré ce qu'il avait pu penser, Stewart demeurait son meilleur ami, il devait le sauver à tout prix. Albus s'arrêta, essoufflé et impuissant face à la situation. La pluie le frigorifiait le rendant incapable de bouger correctement. Soudain, la boue remua et des bulles éclatèrent à la surface. Stewart jaillit du sol en projetant Albus en arrière. Il reprit son souffle et se tourna vers son adversaire en lui lançant un regard emplis de haine. Il tenta de pointer sa baguette vers lui mais il s'effondra, dépourvu de force. Albus considéra un moment Stewart puis s'évanouit.
- Une...lumière ?
- Il se réveille on dirait. Fit une voix.
- Je suis mort ?
- Il a perdu la notion d'existence on dirait. Dit une autre.
- des voix...des anges ?
- le voilà qui se croit au paradis maintenant. Ricana une autre voix plus grave que les autres.
- Je suis au paradis ?
- Laissez-le se reposer ! Gémit une petite voix.
- Attendez ! Il va bouger !
Stewart ouvrait doucement les yeux, il sentait quelque chose de chaud le recouvrir, et il sentait également une matière douce et moelleuse sous son corps. Il réalisa qu'il était dans un lit. Il voulait bouger ses bras, mais quelque chose l'en empêchait, il avait mal aux poignets comme si quelque chose le brulait. Il ne voyait qu'une très forte lumière blanche autour de lui, mais celle qui s'estompait progressivement. Il distinguait maintenant des silhouettes mais rien de bien précis. Stewart tenta de se relever, mais c'est à ce moment qu'il comprit qu'il était immobilisé. Il toucha du bout de ses doigts son poignet et il y sentit une corde enroulée autour. Il ria jaune.
- Paradis...tu parles.
- Stewart ! Il revient à lui !
- Jessica ? dit il en tournant la tête du côté d'où venait la voix.
- Oui ! C'est moi ! Tu nous as fait tellement peur !
- Où est-ce que je suis dis moi !
- Et bien...
- Et pourquoi suis-je attaché ?
- Du calme Stewart. Fit une autre voix.
Stewart écarquilla les yeux dans la direction de la voix, il ne distinguait pas la personne clairement, mais il la reconnut.
- Harry...Potter. Lança-t-il dans un souffle.
- Oui c'est moi.
-Libérez-moi je vous prie.
- Je suis désolé.
- Vous avez peur que je parte ?
- Il y a cette raison mais également d'autres. Répondit-il.
- Alors dites-moi ce que je fais ici !
Il y eut un moment de silence dans la salle. L'atmosphère était lourde, comme si quelque chose de grave venait de se passer et que les conséquences étaient catastrophiques. La lumière blanche se dissipait un peu plus, il distinguait cinq personnes dans la pièce, Jessica à qui il avait parlé et qui lui tenait la main, Harry, Ron, Hermione et Dudley.
- Tu es chez moi au 12 square Grimmaud. Tu es alité depuis une semaine maintenant.
- Mais pourquoi ? Et puis qu'est-ce que je fais attaché ?
- Tu ne t'en souviens pas ?
- De quoi ?
Tout le monde eut soudain un regard plus grave, un regard mêlé d'agacement et de gêne, Stewart comprenait de moins en moins, il regarda alors sur sa gauche et vit qu'une autre personne était allongée mais il ne la reconnaissait pas.
- Stew...Fit Jessica. Tu ne te souviens vraiment pas ?
- Mais...Je ne comprends pas ? Répliqua-t-il angoissé. J'ai fait une autre crise ?
- Et pas qu'un peu. S'emporta Ron. Tu as faillit tuer ton meilleur ami !
- Ron, il n'a pas l'air de s'en souvenir. Répliqua sèchement Hermione.
Ron quitta la pièce en jurant. Stewart compris alors ce qu'il avait fait, certaines choses lui revenaient en mémoire : sa tentative de fugue du terrier, son altercation avec Albus...mais ensuite le noir complet. Comme la fois précédente à l'école de sorcellerie. Il se sentait misérable, dépité et extrêmement honteux. Harry s'approcha alors de lui avec un regard emplis de colère.
- Je crois comprendre que la mémoire te revient. Il est vrai que nous avons agis égoïstement avec toi, nous t'avons forcé à faire une chose dans notre propre intérêt. Tu as pris peur et tu as voulu t'enfuir, nous sommes lamentable c'est vrai mais tu es le seul capable de nous venir en aide, tu es pour nous un atout précieux. Ce que tu as fait a Albus est impardonnable certes...
Il s'interrompit et regarda vers son fils encore inconscient, Stewart crut voir une larme couler sur sa joue. Jessica lâcha la main de Stewart.
- Tu sais Stew...Dit-elle. Tu étais effrayant, tu nous a dévoilé une partie de toi qui recèle une magie très puissante.
- Elle a raison, il semble que tu perdes tout contrôle de toi-même une fois dans cet état. C'est comme cela que tu as pu mettre Al dans un tel état, mais il n'y a pas que ça. Tu t'en es également pris à Lily. Sa mère est encore sous le choc. Peu importe que tu l'aies voulu ou non beaucoup de personnes t'en veulent. C'est pour cela que tu ne bougeras pas de cette chambre jusqu'à nouvel ordre.
- Je...comprends. Soupira Stewart.
- Je ne fais pas cela pour te punir, je ne pense pas être en mesure de le faire, mais avec Hermione et Godric nous allons essayer de comprendre d'où te viens cette force et t'aider à la canaliser.
-...merci...Je m'excuse sincèrement.
- Ce n'est pas le moment. Tu diras ça à Al quand il retrouvera ses esprits. En attendant, tu resteras attaché, nous ne voulons pas prendre le risque que tu deviennes de nouveau incontrôlable.
Sur ces mots, tous les quatre sortirent laissant Stewart à ses pensées. Pour la première fois de sa vie il se sentait complètement seul et désarmé. Il retournait la question cent fois dans sa tête mais il ne parvenait toujours pas à comprendre comment il avait pu agir de la sorte. Cette histoire de duel, de fuite et de peur, la peur, le souvenir de ce qui l'attendait lui revint à l'esprit, la panique le gagna et il tenta vainement de se libérer. Mais hélas, les cordes étaient solides, impossible pour lui de fuir avec si peu d'énergie. Il était pris au piège, et malgré son énorme erreur, Harry voulait encore l'aider. Les larmes le submergeaient, il se mit à sangloter. Soudain, la porte s'ouvrit, Stewart ne distinguait toujours qu'une vague silhouette, mais celle-ci avait les cheveux longs et blonds, une longue mèche bleue flottait parmi cette océan éblouissant.
- Enora ? demanda-t-il doucement.
La jeune fille se retourna vers lui en fermant la porte, elle s'approcha d'un pas lent et léger comme à son habitude, elle se pencha vers le visage de Stewart. Il arrivait à la distinguer parfaitement, son regard froid d'ordinaire, ses traits fins, le grain de sa peau claire. Il ne savait pas comment réagir.
- Tu as le teint pâle tu sais ? Dit-elle sur un ton indifférent.
- Je viens tout juste de me réveiller. Répondit Stewart un peu gêné.
- Ca fait une semaine que tu n'as pas mangé, on a dû te maintenir dans un état stable à l'aide de la magie.
- Je suis désolé pour tout ce qui s'est passé.
- Tu te souviens de quelque chose ?
- Oui. Ce que j'ai dit à Al, ce que j'ai fait à Lily...et à toi.
Ces mots eurent du mal à sortir de sa gorge, Enora ne sourcilla pas. Elle ne laissait transparaitre aucune émotion comme à son habitude. Mais le plus étrange est qu'elle ne semblait pas en vouloir à Stewart. Elle lui prit la main et le regarda droit dans les yeux.
- Je me souviens de ce que tu as dit également. Dit-elle. Je suis d'accord, sur le coup tu t'es demandé quel était mon rôle, et même bien avant. Je suis une source de mystère pour tout le monde sauf pour Godric le fantôme. C'est pour cela que je consens à te révéler quelques petites choses.
- Hein ? Tu n'es pas fâchée ? S'étonna Stewart.
- Non, au contraire, j'avais tort depuis le début. Je me suis comporté comme une mijaurée.
- Ne dis pas ça. Tout le monde a des problèmes.
Le silence s'installa de nouveau dans la pièce, un long silence gêné. Enora fixait Stewart qui détourna les yeux de la ravissante jeune fille. Elle mit sa main sur la joue du jeune garçon.
- Tout comme toi je possède ce pouvoir, cette immense réserve d'énergie magique quasi inépuisable. Et je sais comment faire pour la maitriser. Vois-tu, cette force n'est pas donnée à tout le monde.
- Mais comment ? C'est pour cela que tu disais que nous aurions besoin de toi ?
- Oui. Car je suis très lié à Godric. Je suis une élue comme toi. Il en existe quatre dans ce monde et ils sont tous regroupés en Angleterre, la patrie de la magie occidentale.
- Des élus...quatre élus...et j'en fais partie ?
- Oui, c'est toi qui as été choisi car tu descends de Godric.
- Mais tu n'es pas apparentée à lui ! Comment cela se fait que tu sois toi aussi une élue ?
- Je descends en fait de Rowena Serdaigle, connue aussi sous le nom d'Helena qu'elle donna à sa fille. J'ai synchronisé avec elle, et depuis je maitrise cette force titanesque en moi.
- Tu descends de...Serdaigle ? Mais au début de l'année...
- Oui j'étais chez Gryffondor. La coupa Enora. Je n'étais pas à Poudlard durant ma formation j'étais chez moi et mes parents m'apprenaient la magie, avec mon pouvoir j'apprenais très vite, le savoir était pour moi un acquis je comprenais tout ce que l'on me disait à l'image de Rowena. Mais le jour de mes 12 ans, mon pouvoir qui trouvait sa source dans les connaissances que j'avais accumulée, devint incontrôlable, je n'étais même plus capable de faire de la magie simplement, j'utilisais trop de puissance. Ma famille ne comprit pas ce qu'il se passait, aussi elle tenta de sceller ma magie mais sans succès, elle était bien trop puissante. Mes crises de violence comme les tiennes devenaient de plus en plus grave au fil du temps, si bien que je me suis faite enfermée de ma propre initiative dans une pièce protégée par divers sorts qui annulaient tout pouvoir magique. Un jour, alors que l'orage éclatait au dehors l'année de mes 13 ans, Rowena vint me voir.
- Et tu as synchronisé avec elle à ce moment là ?
- Pas exactement. C'est assez dur à expliquer. Je vais te le montrer. Colle ton front contre le mien et tu sauras.
Stewart obéis et colla son front contre celui de la jeune fille, son récit le fascinait, il voulait connaitre la suite. Soudain il se vit transporté à toute allure dans ce qui semblait à un énorme tunnel bleu. Il y voyait toutes sortes de choses, des gens qui discutaient d'autre qui dansaient, des objets de toute taille et de toute forme. Stewart se trouvait dans la mémoire visuelle d'Enora. Une Image semblable à un écran se positionna devant lui, il fut aspiré au travers et se retrouva tout à coup dans une pièce sombre et humide. Il faisait vraisemblablement nuit quand il regardait à travers la fenêtre de la salle, l'orage tonnait et la pluie battait les carreaux. Il balaya la pièce du regard et vit Enora alors âgée de 13 ans, elle était assise sur son lit habillée s'une chemise et d'une jupe écossaise. Elle regardait des posters d'équipes de Quidditch accroché sur le mur, parmi elles il y avait celle de l'Ecosse, ainsi que l'équipe de Glasgow qui jouait en première division. Stewart comprit alors qu'Enora était écossaise tout comme la fondatrice de Poudlard. La jeune fille semblait triste, elle fixait un calendrier dont les jours étaient tous rayés au feutre rouge. Plus d'une année et demie était marquées au feutre. « Elle a passée tout ce temps toute seule ? »Se demanda Stewart. Soudain la jeune fille fut prise de spasmes, elle jurait, ses yeux devenaient blancs et une aura semblable à des flammes bleue émanait d'elle. Elle se leva en titubant et se prit la tête dans les mains. Une explosion retentit alors, le souffle de la puissance d'Enora fissurait les murs et le sol. Stewart se protégeait par réflexe mais il ne subissait rien car il n'était qu'un corps astral. La jeune fille martelait le sol de ses poings et des cratères énormes apparurent. Elle hurlait. Stewart fut pris de panique. Il se précipita vers elle.
- Enora ! Calmes-toi ! Reprends ton souffle, ca va passer fais moi confiance ! Lui dit-il.
Rien n'y faisais, la pauvre ne l'entendait pas ce n'était qu'un souvenir. Stewart ne savait plus quoi faire. Il se résigna et regarda souffrir la jeune fille. Soudain, alors qu'un éclair zébrait le ciel noir de la nuit, un fantôme à l'allure féminine fit son apparition. Il s'approcha d'Enora qui se calmait.
- Calme-toi mon enfant. Dit le fantôme.
- Hung...qui êtes-vous ? Gémit Enora.
- Je suis Rowena Serdaigle. La célèbre fondatrice de Poudlard.
- Mais vous êtes...
- Oui je suis bien morte. Mais je suis revenue pour toi ma chère enfant. Car tu es celle qui sera un jour l'ultime barrage contre les forces du mal.
- Pardon ?
- Je vais aller droit au but. Dans une année environ il se passera des choses terribles, pour préserver l'équilibre du monde nous devons nous allier avec deux autres fondateurs de Poudlard et combattre le dernier et le plus redoutable de nous quatre.
- Je ne comprends pas.
- Tu manque de connaissances, je vais te donner tout cela, sans quoi la synchronisation n'est pas possible.
Elle posa sa main sur le front de la jeune fille épuisée par sa crise. Une petite sphère bleue apparut et Enora hurla de douleur, elle était incapable de bouger et sa crise reprenait de plus belle, seulement, elle ne semblait plus avoir de forces. Ses yeux étaient blancs, animés d'une haine sans borne, elle se trouvait à quatre pattes sur le sol fissuré. Rowena sourit.
- Tu as passé un stade particulier, il est impossible de faire maintenant marche arrière. Tu as acquis presque toutes les connaissances de ce monde en l'espace d'un instant, toi seule pouvais y survivre car tu dois ne faire qu'une avec moi.
- Pourquoi ? Pourquoi vous faites ça... ?
- Pour le bien de tous, pour te sauver toi mon héritière de tes interminables souffrances. Je te demande pardon. Tu perdras ton intimité, et tous ce qui t'es cher te sera retiré pour sauver le monde. C'est un énorme sacrifice je le sais, mais tu y gagneras en puissance et en sagesse. Acceptes-tu ?
-...J'ai entendu parler de cette légende...l'être élu...qui descend d'un fondateur...partagera sa puissance avec lui jusqu'à la mort.
- C'est cette légende.
- dans ce cas...j'accepte de me battre jusqu'au bout !!! Cria la jeune fille.
Rowena fonça sur Enora et pénétra à l'intérieur de son corps. Il y eut une autre explosion de magie et la salle vola en éclat. Ce n'était plus qu'un tas de ruine au milieu duquel flottait le corps d'Enora. Ses cheveux qui lui arrivaient aux chevilles lui arrivaient maintenant au bas du dos et une mèche bleue avait fait son apparition sur le côté de sa tête. L'aura bleue se dégageait avec une telle intensité que les gravas étaient repoussés. Deux hommes habillés d'un imperméable étaient sortis d'une grande demeure avoisinante alertés par la détonation. Ils arrivèrent devant la salle en ruine sans avoir l'air surpris, ils semblaient au contraire craintif. Enora prit pied à terre et cessa d'émettre son aura. Les deux hommes se prosternèrent devant elle.
- Maitresse Serdaigle. Dit l'un d'eux. Je vous souhaite un bon retour parmi les vivants.
- Tu es le père de cette fille...je suis navré que doive la perdre.
- Ne vous en faites pas...c'est son destin d'être auprès de vous.
Une larme coula sur la joue de l'homme, il semblait jeune et portait une barbe de couleur noire comme ses cheveux, il avait une cicatrice sur la joue droite et des yeux d'un bleu très profond.
Rowena se pencha vers lui.
- Quel père ne serait pas malheureux de perdre sa fille.
Sur ces mots, Stewart se sentit happé vers l'arrière comme lorsqu'il était dans la mémoire de Godric, il revint à lui dans la chambre où il était avec Enora. Il eut un mouvement de recul. La jeune fille le regardait avec un air gêné. Le jeune garçon suait à grosses gouttes.
- Tu sais tout maintenant. Dit-elle.
- je comprends mieux...ton côté mystérieux...tes airs lunatiques. Tu changeais de personnalité en permanence.
- Exactement. Je vais maintenant te laisser avec Rowena, elle veut te parler. On se voit plus tard.
- Hé ! Attends ! S'écria Stewart.
Enora ferma les yeux et les rouvrit aussitôt. Elle avait maintenant des yeux marron et un regard quelque peu plus sympathique, plus chaleureux. Stewart avait du mal à comprendre ce qu'il se passait. Il fixait la jeune fille ébahit.
- Stewart Griffin, le dernier descendant de son premier fils, l'être élu de Godric Gryffondor, je vais te révéler ton destin.