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Harry Potter et les fondateurs chapitre 13 : Hope and Sadness

bien le bonjour ! ca fait longtemps que je n'ai pas publié un article, mais cette fois je vous donne pour votre plus grand plaisir le treizieme chapitre de cette fiction!!!! Enjoy la saison 1 prends fin au prochain chapitre!!!!



- Finalement...on a rien trouvé. Soupira Neuville.
- Je dois juste le surveiller pas trouver quelque chose. Lui rappela Luna.
- Tu pense qu'il pourrait avoir un lien avec les agissements de Salazar ?
- C'est bien possible.
- Si jeune....
- L'âge n'est pas important pour ce genre de chose, surtout quand on voit son niveau en cours.
- C'est vrai mais je doute qu'il agisse de sa propre volonté.
- Que veux-tu dire ? Dit Luna en affichant un visage sérieux, sa bièreaubeurre vidée d'une traite.
- Je veux dire qu'il peut très bien être une victime.
- C'est vrai...mais je veux en être sûre. Il n'a pas de comportement bizarre, j'ai appris une chose cependant.
- Laquelle ?
- C'est un garçon sensible et honnête, même droit quand il est seul. Il est si différent de son père.
- Vraiment ? Tu l'as dit à l'ordre ?
- Pas encore. Mais je veux tout savoir de lui. J'ai une idée !
- Oh non !!


- Bien, aujourd'hui vous allez étudier les différentes manières d'utiliser la racine de mandragore, je veux que vous fassiez des recherches au centre bibliothécaire du château. Dit Neuville à la classe des Serpentard de quatrième année.
- Ce n'est pas plutôt en cours de potion que l'on doit faire ce genre de travail ? Grogna un élève.
- Beaucoup de potions se font à base de mandragore c'est vrai. Admit Neuville. Mais les différentes façons de la préparer requièrent une connaissance très approfondie de la matière que je vous enseigne.
- On fait ça en travaux pratique ou pas ? Grogna encore l'élève.
- Non à votre âge c'est trop dangereux. Sortez tous de cette salle avec un morceau de parchemin et revenez dans deux heures. L'élève qui trouvera le plus de méthode de confection pourra sécher pendant deux semaines.

Tous les élèves sortirent en courant de la serre, certains frappèrent les autres pour partir en premier. Neuville regarda Luna qui sortit peu après eux.

Jessica était à la fenêtre de sa chambre, la pluie battait contre la vitre. Un jour triste, il y avait de quoi, elle avait dans la main le journal du jour. En première page se trouvait la photo d'un couple qui souriait tout en se tenant par la main, les parents de Stewart, cela faisait quatre jours que leurs corps ont été retrouvés dans la cave d'un obscure commerçant de l'allée des Embrumes. L'enterrement devait avoir lieu cet après-midi, il était déjà 14h, une larme coulait sur la joue de la jeune fille.

« Mr & Mrs Griffin, deux éminents sorciers rattachés au département des crimes du ministère de la magie, sont morts sauvagement assassinés. Leur corps ont été retrouvés dans une cave d'un magasin d'antiquités se situant dans l'allée des Embrumes sur le chemin de traverse, selon les rapports de l'autopsie, ils auraient été torturés pendant des jours avant d'être brûlés vifs. « Le magasin commerçait illégalement des objets recelant de la magie noire » nous dit James Potter le fils du célèbre Auror. « Nous soupçonnons le gérant d'avoir pratiqué ce double meurtre après que le couple Griffin ait découvert son trafic. Il serait mort à la suite d'une explosion d'origine encore inconnue ce qui réduit son magasin à l'état de gravas. » Nous nous souviendrons de ces deux personnalités comme des héros qui ont fait arrêté bon nombres de mages noirs, des héros qui avaient un c½ur d'or. Leur fils Stewart Griffin est scolarisé à Poudlard, se retrouvant orphelin il sera sous la tutelle des Potter proche des défunts. On peut dire que son avenir est assuré, il vit désormais dans une illustre famille. »

La suite se passait de commentaires, on frappa à la porte, Jessica se retourna et murmura un faible « entrez ». Albus entra et ferma la porte. Il s'approcha de sa petite amie et l'embrassa, elle se mit à pleurer, il posa sa main sur son épaule et lui sourit timidement.

- Ne pleure pas maintenant, garde tout ça pour l'enterrement. Et habilles toi, nous partons dans peu de temps. Dit-il sur un ton réconfortant.
- Comment va Stew ?
- Il fume...

Stewart était assis sur une chaise avec la fenêtre ouverte, une cigarette à la main. Sa chouette blanche était sur le rebord, elle restait silencieuse. Il aspira une longue bouffée et la recracha sereinement. Il avait le regard vide, le teint blafard, il n'avait rien mangé depuis ce jour dans la cave.

- Tu es triste toi aussi Shiro ? Demanda-t-il à sa chouette.

Elle hululait calmement comme pour rassurer son maître. Elle se posa sur sa cuisse et tira la cravate de Stewart comme pour lui rappeler que ses parents n'apprécieraient pas le voir en train de fumer. Il la caressa.

- Ils ne sont plus là, nous sommes tous les deux seuls maintenant.

Il se leva en prenant sa chouette dans ses bras. Il la posa sur son épaule et remit bien sa cravate, le mégot dans le cendrier fumait encore un peu. Il sortit de sa chambre dans son costume noir, il avait choisi de s'habiller en moldu en hommage à son père né dans une famille semblable. Il mit une bague sur le majeur de sa main gauche, c'était celle que sa mère lui avait offerte peu avant Halloween, il en ignorait la raison mais il la considérait comme un véritable trésor. Il descendit l'escalier qui menait dans le hall d'accueil, James était là avec tous les membres de l'ordre, Harry le salua de loin, le visage triste. Enora et Mai étaient aussi présentes, les deux jeunes filles portaient une robe noire à dentelle avec un corset, bien qu'elles soient toutes deux dans un style différent on les jurerait identiques au premier coup d'½il. Enora portait un serre-tête tandis que Mai avait noué une tresse dans ses cheveux avec un ruban noir qui était attaché en formant un n½ud papillon. Stewart s'inclina devant tout le monde et les remercia d'être venus aussi nombreux. Il ne connaissait pas la plupart des visages mais était touché par autant d'attention. Un homme vêtu d'une robe noire ouvrit la grande porte en attirant l'attention de toute l'assemblée, il était trempé par la pluie qui ruisselait sur son visage vieux et mal rasé, ses yeux tristes et froids se révélèrent lorsqu'il retira son haut de forme.

- Messieurs, mesdames, nous pouvons y aller. Dit-il.

Stewart sortit le premier, il regarda la voiture funèbre tirée par des chevaux noirs et frêles aux ailes immenses, dedans il y avait les cercueils de ses parents et de nombreux bouquets de fleur. Il s'installa dans la voiture juste derrière. Harry monta suivit de Giny, Molly et Arthur les rejoignirent laissant encore une place pour Albus. Les autres montèrent dans les voitures suivantes. La pluie tombait à torrent et Stewart se retrouva vite trempé, il n'avait pas froid, ses cheveux s'assombrirent mais la mèche rouge derrière sa tête ressortait. L'allure lente des voitures avait quelque chose de rassurant et de mélancolique à la fois. Le voyage jusqu'au cimetière fut court, tout du moins il le semblait ainsi pour le jeune garçon. Il descendit, silencieux, la plupart des gens l'observait comme s'il était une bête de foire, il n'exprimait pas sa tristesse pour la simple raison qu'il n'y arrivait pas. Il ne prêtait pas la moindre attention aux murmures, aux sanglots, et à cette pluie qui tombait toujours aussi violemment. Stewart leva son regard, Albus tenait Jessica par la main, celle-ci pleurait à n'en plus finir. La pluie inondait le visage de tous les gens présents, seuls leurs yeux rouges les trahissaient. Enora n'exprimait aucune émotion elle non plus, mais était-ce elle ou Rowena ? Stewart monta sur une estrade en bois vermoulu où les sorciers des pompes funèbres déposaient les cercueils. Il prit sa baguette et la pointa sur sa gorge. Tous les gens se resserrèrent devant lui en le regardant d'une façon idiote qui embarrasserait n'importe qui.

- Je vous remercie d'être venu. Dit-il. Contrairement à ce que vous auriez pu penser je n'ai pas pris la peine de faire un discours. Je n'en voyais pas l'utilité en fin de compte. Je vous dirai que mes parents même s'ils n'étaient pas très proche avec moi, sans doute que j'ai dû faire quelque chose de mal dans mon enfance. Mais je ne regrette rien de cette époque. Je les remercie pour tout ce qu'ils m'ont apporté, je ne les oublierais jamais.

Stewart descendit de l'estrade et passa devant l'assemblée qui applaudissait doucement. Albus lui tapota l'épaule, il refoulait un sanglot dans sa gorge. Mai pleurait en silence, ce spectacle remplissait le jeune garçon d'un sentiment d'impuissance, de rage.
La mise en terre suscita un grand moment d'émotion chez les personnes présentes, toutes avaient remerciés Stewart qui ne trouvait rien à dire. Harry repartit avec le reste de la famille à l'abri de la pluie à l'hôtel. « Laissons-le un moment seul » avait-il dit aux autres. Le ciel était gris, uniforme, comme s'il avait toujours eu cette couleur là, comme si les nuages n'avaient jamais existé. Stewart restait seul devant les tombes de ses parents, il desserra sa cravate, ses cheveux ruisselaient sur ses vêtements trempés. Les larmes coulèrent à leurs tour, il sanglota, puis se mit à hurler de désespoir, de colère, de tristesse. Il se sentait perdu, il perdait les personnes les plus chères à ses yeux et il aurait du mal à s'en remettre. Il frappa du poing le sol boueux du cimetière.

- Pourquoi ? POURQUOI ?? Hurlait-il sous la pluie. Pourquoi il vous a tué cet enfoiré ? Vous n'aviez rien fait !! Me laissez pas ! Pitié j'ai besoin de vous ! Ne partez pas !!!!
- Ils ne reviendront pas Stew.

Stewart se releva d'un bond et se retourna, c'était Enora l'air triste qui se tenait face à lui sous un parapluie. Il la saisit au col et la rapprocha de lui.

- Rien de tout ça ne serait arrivé si tu ne m'avais pas parlé à ce moment là ! Pourquoi ? Tu m'as maudit ! Toi et Godric vous m'avez maudit ! Votre simple existence me...me....

Il tomba à genoux en pleurant, il s'accrochait à la robe de la jeune fille comme à une bouée de sauvetage, elle ne le laisserait jamais tomber, elle a toujours été là dans les moments difficiles.

- Excuses-moi...je...
- Non...ne parle pas. Dit-elle en s'agenouillant devant lui. Je comprends ton sentiment. Ces derniers temps ont été très durs pour toi.
- Pourquoi c'est tombé sur moi ? J'ai rien demandé...
- C'est notre destin. Il faut l'accepter.

Elle se releva, et regarda autour d'elle puis soupira. Elle tendit sa main à Stewart qui releva la tête surpris.

- Viens, je t'ai apporté un petit remontant. Seulement, je ne pense pas que boire en plein air soit une bonne chose.
- Fumer non plus...sous cette pluie.

Ils sortirent du cimetière et se dirigèrent vers une brasserie, elle possédait par chance une terrasse couverte. Enora sortit une bouteille de Vodka de sous sa robe et la déboucha. Elle but une longue gorgée et tendit le liquide alcoolisé à Stewart, il en but la moitié d'une traite. Il s'était arrêté de pleurer, il alluma une cigarette et tira une longue bouffée. La nicotine commençait à faire son effet, il se sentait apaisé, l'alcool aussi lui montait à la tête, il reprit une gorgée et tendit la bouteille à Enora.

- Une mauvaise journée hein Rowena ?
- Je ne te le fait pas dire Godric.
- Le pauvre...il n'en est qu'au début.
- Mon tour viendra, et même celui d'Harry, de Mai et des autres. Que va-t-il devenir quand la petite Enora partira.
- Il se noiera dans l'alcool, et pourquoi pas la drogue.
- Nous avons fichu la vie de ces gamins en l'air... Et cette bague.
- Oui, je me demande comment il se fait qu'il la possède.
- Je ne pense pas que cela soit le hasard. Elle t'appartenait non ? C'est ton Horcruxe après tout.


Château de Poudlard.

Neuville parcourrait le long couloir qui menait aux cachots, il n'était pas accompagné de Luna cette fois. Il voulait poursuivre les investigations, seul s'il le fallait. Cette histoire l'empêchait de dormir et en tant que membre de l'ordre il devait faire son devoir. Il était anxieux comme à l'époque, il avait peur de se faire prendre. Peur que le jeune Malefoy le remarque. Son pas était pressé, il ne voulait pas être suivi, et l'heure du repas était la meilleure pour ne pas être dérangé. Il tourna à l'angle de la statue d'une gargouille et glissa sur une flaque de ce qui semblait être de la cire. Il tomba à la renverse et sa tête vint cogner le sol violemment. Une personne s'approcha de lui les mains dans les poches.

- Si vous tenez tant à me suivre arrangez-vous pour ne pas vous faire prendre.
- Aie...c'est dangereux tu sais ? Malefoy !

Le garçon affichait un air détendu, il soupira puis sourit. Il tendit la main à Neuville pour qu'il se relève mais ce dernier déclina cette offre généreuse. Il se redressa tant bien que mal en se frottant la tête.

- Heureusement que j'ai le crâne solide !
- Vous me suivez à cause des détraqueurs c'est ça ? Dit le jeune élève.
- Je suppose qu'on ne peut rien te cacher.

Il fallait jouer de façon stratégique, et mener la danse. D'abord poser les questions et le forcer à répondre si nécessaire. Neuville prit un air assuré et interrogateur.

- Je veux savoir pourquoi il n'en voulait qu'a toi. Je veux aussi savoir où tu as appris une magie aussi puissante. Et ne cherche pas à te défiler. Dit-il en sortant une baguette.
- Vous n'aurez pas à aller jusque là. Dit Malefoy en changeant soudain de regard pour afficher une expression sérieuse et hostile. Je vais tout vous raconter.
- Hein ? S'exclama Neuville. Comme ça ? Sans détour ?
- Oui...vous n'avez aucune classe ! Je comprends pourquoi vous n'êtes pas auror.
- Viens-en au fait !
- Je suis le réceptacle de Serpentard, il me cherche, il me veut, il est impatient. Vous connaissez l'histoire non ?
- Oui...alors cela explique la présence inexpliquée des détraqueurs au sein de l'école.
- Sauf que je ne veux pas être son jouet, je ne veux pas me battre pour quelque chose qui ne me regarde pas. Je suis un lointain cousin de sa défunte famille. Mais je me contrefiche de vos histoires, seulement je ne veux pas suivre le même chemin que mon père. Je veux faire ce qui me semble bon.
- Que veux-tu dire ?
- Mon père m'a tout expliqué sur la synchronisation, sur cette histoire de ranc½ur entre les quatre fondateurs, il me met la pression pour que je prenne part au combat, il a voulu que je me rende sur le chemin de traverse afin d'accomplir mon destin il y a une semaine de cela. Mais je ne le veux pas. Au contraire je veux mettre un terme à toute cette histoire. Je déteste le désordre.
- Surprenant ! Je ne m'y attendais pas du tout je dois dire.
- Parlez de moi à l'ordre ! Dites leurs que je veux les rejoindre, que je veux combattre à vos côtés. Serpentard est un déchet, mais je le préfère mort que vif.
- Attends ! Qu'est-ce qui me prouve que tu dis vrai ? Tu essaie sûrement de ruser pour mieux nous détruire !
- Demandez cela au choixpeau.
- Au choixpeau ?
- Oui ! Il vous dira qu'au départ je devais me rendre dans la maison des Gryffondor. Mais que par crainte d'affronter le courroux de mon père je l'ai persuadé de me faire entrer à Serpentard. J'ai toujours été en conflit avec lui, je ne suis pas un bon fils. J'ai toujours voulu être auror plus tard, et ce n'est pas lui qui va me mettre des bâtons dans les roues.
- Ecoutes-moi bien. Demain après la classe de botanique tu resteras avec moi et le professeur Lovegood, nous discuterons de tout ça. Pour le moment garde cette conversation secrète.
-Inutile Neuville j'ai tout entendu. Dit une voix derrière lui.

Ils se retournèrent en écarquillant les yeux. Luna se tenait là en souriant.

- Ca c'est digne d'une auror ! Lança Scorpius stupéfait.
- Merci ! Répondit Luna.
- Mais depuis quand ?
- Depuis que tu es sorti de ton bureau ! Je savais que tu allais faire quelque chose comme ça ! Bon alors mon petit Malefoy ! Demain tu vas venir avec nous, et tu vas rencontrer l'ordre. Mais si tu parle de cette conversation avec qui que ce soit, tu mourras !
- Vous me tueriez ? Demanda calmement Scorpius. Je ne veux pas paraître prétentieux mais je peux vous mettre à mal sans problème.
- J'en doute mon garçon. Car au moment où je te parle j'aurais pu te tuer au moins une dizaine de fois.

A ce moment la statue explosa en mille morceaux, Luna était restée immobile et Neuville semblait aussi stupéfait de le jeune Malefoy, ce dernier tomba à terre stupéfait. Comment avait-elle fait pour pulvériser une statue qui faisait trois fois sa taille sans le moindre mouvement. Luna sortit sa baguette et fit un léger mouvement, aussitôt, tous les fragments de la roche se remirent en place. Elle s'approcha de Malefoy qui tremblait comme une feuille, il tendit soudain sa baguette vers son visage mais elle vola instantanément à quelques mètres derrière lui.

- Je suis une auror de classe A. Mon pouvoir de prédilection est la télékinésie, et je ne compte plus les gens que j'ai tués ! Alors retourne dans ton dortoir avant que quelqu'un ne te voit. Souviens toi de ce que je t'ai dit on se retrouve demain avec Neuville.

Scorpius ne répondit pas, il détala vers les cachots sans se retourner. Luna affichait un air ravi. Neuville lui tapota l'épaule avec un air peu rassuré.

- Tu as tué des gens ?
- Non jamais ! Du moins pas encore !

Neuville ne savait pas s'il devait la croire ou non, toujours est-il qu'il en savait peu en fin de compte sur Luna. Elle était bien plus mystérieuse que quand elle était élève dans cette école avec lui. Il fera en sorte d'en savoir plus sur elle à l'avenir.


Chemin de traverse.
Stewart courait sous la pluie avec Enora, ils riaient, hurlaient, dansaient. L'alcool avait coulé à flot et les avait complètement rendus saouls. Ils rentraient vers l'hôtel avec peine, ils rentrèrent dans un grand fracas en cognant l'accueil, le standardiste surpris s'apprêtait à demander comment allaient les deux jeunes gens, mais après avoir humé la délicate senteur alcoolisé de leur haleine il se refrogna.

- Une chambre pour deux ! Beugla Enora.
- Et pas dans trois heures vieux machin ! Renchérit Stewart en tendant une bouteille de whisky droit devant lui.
- Tout de suite Messieurs dames ! Couina l'homme à lunette.

Stewart se saisit de la clé et fila avec sa complice à l'étage dans un bruit assourdissant.

-...chambre 405. Dit le standardiste qui ne comprenait pas cette excitation.

Enora et Stewart s'assirent essoufflés devant leur chambre, ils furent prit d'un fou rire. Ils étaient encore trempés par la pluie et le froid les gagnait mais qu'importe. Stewart se retourna face à Enora, son visage rougi par l'alcool, il passa sa main dans les cheveux humides de la jeune fille et déposa délicatement ses lèvres sur les siennes. Enora ne réagissait pas, elle retenait sa respiration, elle agrippa faiblement la chemise de Stewart et fit durer le baiser. Elle ferma ses yeux et savoura l'intense arôme de cet instant, Stewart se releva lentement en tendant sa main à la jeune fille toute tremblante.

- Tu as un goût de whisky Stew ! Dit-elle.
- Et toi de Tequila ! Répondit le jeune garçon.

Une porte s'entrouvrit au bout du couloir et des voix s'élevèrent. Stewart saisit la main d'Enora et rentra la clef dans la serrure de la chambre, il ouvrit la porte à la volée et se précipita à l'intérieur avec la jeune fille. Il referma derrière eux et colla son oreille. Il ne distinguait pas totalement les voix mais il distinguait clairement qu'elles appartenaient à une fille et un garçon. Il n'aurait pu leur donner un âge précis.

- C'était quoi ce bruit ? Fit la voix féminine.
- T'occupe, cherchons plutôt ces imbéciles ! On va bientôt diner ! Fit la voix masculine.
- Ouais j'ai faim !
- Dépêchons-nous alors !

Les pas semblaient indiquer que les deux personnes s'éloignaient. Enora saisit Stewart par le col et l'embrassa tendrement, elle interrompit cette magnifique action en posant une question de plus pertinente pour une personne en état d'ébriété :

- C'est la police ?
- Non, je ne pense pas...mais...on ne sait jamais. Rassura Stewart.
- Et s'ils reviennent ? Ils entreront ici ! Paniqua Enora.
- Ouais, et ils nous verront en train de faire des cochonneries !
- Ooooh non je ne veux pas !!!! Pleurnicha la jeune fille en martelant gentiment le torse de Stewart.
- Mais ne t'en fais pas ! Regarde.

Stewart tourna doucement la clé dans la serrure, il fit deux tours et la retira. Il la suspendait maintenant devant le visage de la jeune fille en lui souriant avec malice dans la pénombre de la chambre.

- Ne l'avale pas hein ? Plaisanta Enora qui mettait ses bras autour du cou de son héros.
- On devra bien sortir d'ici un jour non ? Je la garde en attendant.

Il l'embrassa longuement, la fougue de ce baiser faisait battre le c½ur de la jeune fille, elle ouvrit la bouche en gémissant doucement laissant ainsi sortir sa langue. Stewart répondit à ses attentes, il la serra plus fort et se mit à lui faire des caresses, dans le dos, sur la cuisse, les hanches... Il se saisit d'un pan de sa robe et la souleva doucement.

- Je ne tiens plus sur mes jambes ! Gémit Enora.
- C'est pour cela que les lits existent ma chère !
- Ouuuh...j'ai chaud....entre les jambes !
- C'est l'occasion de savoir si ici aussi ca sent la Tequila.
- Aaah ! Prends-moi ! Gémit de nouveau la jeune fille.

Stewart mis sa tête sous la robe d'Enora et tout de suite elle se mit à frétiller et a haleter de plaisir. Il caressait en même temps les fesses de la jeune fille tout en remontant vers la poitrine. La sensation de chaleur grandissait au fur et à mesure que le jeune garçon caressait et « vérifiait l'odeur », Enora pressa la tête de Stewart dans son entrejambe alors qu'elle poussait des petits cris.

- Continue ! T'arrête pas ! Supplia-t-elle.

Stewart redoubla d'effort et intensifia son action, Enora poussa un long gémissement suivit d'un cri plus fort que les précédant. Elle se redressa tant le plaisir l'envahit subitement, elle chercha à défaire le n½ud de son faux corset mais Stewart s'en chargea tout en continuant. Il saisit un des lacets et tira dessus d'un coup sec, la jeune fille saisit le bas de sa robe et l'enleva, elle était maintenant en sous-vêtements. Elle portait un soutien-gorge en satin bleu ainsi qu'une culotte de la même couleur elle aussi en satin qui était à moitié retirée de son emplacement habituel par une charmante personne. Stewart déboutonna son pantalon et le retira, ils s'allongèrent l'un sur l'autre, la respiration haletante. Enora dégrafa son soutien-gorge, elle le jeta à travers la pièce et caressa le sexe de Stew à travers son caleçon. La nuit ne faisait que commencer.


Poudlard, salle des professeurs

Les cours venaient de commencer, mais aujourd'hui seul un professeur s'était fait porté pâle. Neuville était assis à son bureau dans la salle des professeurs, il sirotait son café tandis que Luna préparait du thé, tous deux étaient silencieux. Le seul bruit que l'on entendait dans la pièce était celui de l'eau chaude se déversant dans deux tasses de porcelaine diffusant ainsi la délicieuse odeur d'un Earl Grey authentique. Luna prit les deux tasses et les amena vers le bureau de Neuville.

- Tiens. Ca te fera du bien ! Dit-elle en souriant.
- Merci madame. Répondit Scorpius.
- Donc tu es prêt à nous rejoindre, tu as tenu ta promesse de ne rien dire à personne. Déclara Neuville. Nous partons rejoindre Harry et les autres chez lui.
- Nous partons quand ? S'enquit le jeune garçon.
- Vers dix heures, il faut que la directrice madame MacGonagall nous accompagne. Expliqua Luna.
- Nous possédons trois des quatre réceptacles dorénavant, toutes les chances sont de notre côté, en partie grâce à toi Scorpius. Dit Neuville en buvant une autre gorgée de son café.
- Ne me considère pas comme une puissance militaire je vous prie.
- Tu n'en seras pas une. Enfin je ne pense pas. Dit Luna. Si tu es le réceptacle de Salazar tu seras très protégé, il est évident que tu seras sous bonne garde et que tes gestes seront consignés. Si notre ennemi a réussi à pénétrer dans Poudlard sans la moindre difficulté il est possible qu'il puisse prendre contact avec toi chez Harry.
- Je comprends....
- Mais n'ai pas peur, nous nous occuperons de tout ! Rassura Neuville. Nous sommes pratiquement tous des aurors, de plus la majorité d'entre nous s'est battu contre l'infâme Voldemort. Autant dire que tu bénéficie de la meilleure protection qui soit.

Le visage de Scorpius s'éclaircit quelques peu. Neuville bu le reste de son café d'une traite et se leva. Luna vida également sa tasse de thé, il fallait prévenir la directrice de cet événement au plus vite et amener le jeune garçon devant l'ordre.


Chemin de traverse. Hôtel du Chaudron Baveur.

Les volets étaient encore clos dans la chambre de Stewart et d'Enora, la nuit avait été courte et les deux amants étaient enlacés sous les draps, la jeune fille souriait en regardant le visage de celui qu'elle aimait. Elle lui caressait doucement les cheveux, ce qui le réveillait doucement. Il se redressa et embrassa Enora tendrement en lui caressant la poitrine. Elle se retira soudainement de sous la couverture. Stewart, surpris se demanda s'il n'avait pas fait quelque chose de travers. Elle tira la couverture et s'en recouvrit, elle se retourna vers lui avec un visage angoissé.

- Tu m'aime ? Demanda-t-elle.
- Je...oui.
- C'est quoi cette hésitation ? S'emporta-t-elle.
- Je ne sais pas ce que tu pense !
- Je pense...que...on a juste...tu sais ! Sans vraiment accorder d'importances aux sentiments ! Dit-elle en baissant la tête.
- je n'ai pas couché avec toi juste pour le sexe !
- Tu l'as pourtant fais la dernière fois !
- J'ai mal au crane, laisse moi tranquille avec tes questions idiotes !
- STEWART !! Hurla la jeune fille.
- QUOI ? TU N'AS PAS CONFIANCE EN MOI ?
- Confiance...n'importe quoi ! Je t'aime ! ET TU PROFITES DE MOI !!!
- Non...c'est un mensonge, je t'aime vraiment ! et puis tu te plains alors que cette nuit t'a plutôt été consentante !
- Je...
- Si pour toi aimer c'est répondre sur un ton mielleux alors ne compte pas sur moi ! Nous sommes en danger de mort et je n'ai pas le temps de rester coller à une fille colérique et en manque perpétuel d'affection !

Stewart sorti son paquet de cigarette et ouvrit la fenêtre, il en sorti une et l'alluma en regardant l'extérieur. Les gens ouvraient leurs magasins et débutaient la journée sous le magnifique soleil de Londres. Le jeune garçon prit une chaise et s'assit en soupirant, il entendait les sanglots que la jeune fille tentait d'étouffer. Il se retourna et vit le visage d'Enora déformé par la tristesse et le regret. Elle se tourna vers la porte et se dirigea vers elle d'un pas rapide et résolu. Stewart bondit et la pris dans ses bras, elle se débattit.

- Lâche-moi ! Monstre ! Cria Enora.
- Non ! Tu comprends rien ! Je t'aime !
- T'as pas le temps de rester avec moi non ? Lâche-moi !
- Arrête d'être aussi puéril ! Tu sais bien que nous serons toujours ensemble quoi qu'il arrive non ?
- Mais plus jamais de la même façon !
- Tu m'aimes non ?

La jeune fille se calma et baisa la tête, Stewart desserra son étreinte. Elle se retourna les yeux toujours baignés de larmes. Elle saisi le paquet de Stewart et pris une cigarette qu'elle alluma. Elle aspira une bouffée et toussa violement. Stewart la regarda surpris, elle reprit une bouffée et toussa de la même façon. Elle croisa le regard du garçon et tout deux éclatèrent de rire.

- Tu ne devrais pas fumer. Conseilla Stewart.
- On mourra...d'une façon ou d'une autre, dans notre cas, on ne sait pas quand mais ce qui est sûr c'est que nous ne vivrons pas vieux.
- Oui...mais voyons le bon côté des choses, on s'est rencontrés !
- Et on ne se quittera plus.







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# Posté le lundi 01 juin 2009 16:24

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