La neige recouvrait de son large manteau blanc le grand parc de l'école de sorcellerie, il faisait très froid en ce matin de janvier. Le lac gelé offrait aux élèves l'occasion de patiner, de se détendre et d'oublier les examens qui approchaient à grands pas. La grande salle était noire de monde, tout le monde prenait son petit déjeuner dans l'habituel tapage de bavardages et de tintements de couverts. Neville était assis à la table des professeurs, il mangeait paresseusement ses ½ufs au bacon, la tête posée sur sa main. Aujourd'hui il devait enseigner aux quatrièmes années les propriétés des fleurs magiques carnivores. Mais surtout il pensait à Scorpius, la cible potentielle de Salazar. Harry lui avait dit de garder un ½il sur lui mais cela n'avait rien de facile, il était en constant mouvement, et sa maladresse naturelle l'empêchait d'espionner. Il lâcha sa fourchette et pris son sac de cours, il n'avait plus faim de toute façon. Il sortit de la grande salle et se dirigea vers les serres de botaniques. Le long d'un grand couloir il aperçut une silhouette familière. Il ralentit l'allure de sa démarche et reconnut la personne qu'il regardait avec beaucoup d'attention : Luna Lovegood. Que faisait-elle ici ? Il n'y avait aucune raison apparente à ce qu'elle revienne dans l'école ! Neville remarqua également La directrice et ancienne institutrice dans l'art de la métamorphose. Toutes deux discutaient.
-Luna ? C'est toi ? S'enquit Neuville.
- Oh ! Neuville ! Répondit-elle. Ca faisait si longtemps que nous ne nous sommes pas vu !
- Euh...oui je...enfin...c'est vrai. Balbutia Neuville.
- Professeur Londubat ! Salua MacGonnagal. Miss Lovegood a été engagée ce matin même pour vous assister dans vos cours. Elle s'occupera de vous préparer les plantes destinées à vos élèves. Je vous prie de m'excuser j'ai des choses à faire.
Elle s'en alla laissant les deux nouveaux collaborateurs face à face. Un long silence s'installa, Neuville devint tout rouge, il desserra sa cravate et regardait d'un air idiot Luna qui souriait impassiblement. Elle s'approcha de lui à petit pas, Neuville recula par réflexe mais elle l'attrapa par le col.
- Attends Luna ! Qu'est-ce que tu fais ?
Elle lui resserra sa cravate et le tapota sur l'épaule.
- Un professeur ne doit pas se montrer négligeant devant ses élèves ! Dit-elle sur un ton enjoué. Sinon il perd toute sa crédibilité.
Neuville rougit de plus belle. Il ne savait pas quoi répondre. Son regard se posa naturellement sur sa montre et il afficha soudain un regard paniqué.
- Oula ! On va être en retard ! Vite le cours avec les Serpentards ne va pas tarder à commencer !
Il se mit à courir comme si le diable était à ses trousses, Luna le suivait en trottinant et en chantonnant.
- Voilà je vous présente ma nouvelle assistante : Miss Luna Lovegood qui travaillera désormais avec moi et qui vous servira également d'aide si besoin en botanique. Dit Neuville tout suintant.
Luna affichait un sourire ravi à toute la classe qui observait la jeune femme avec un désintérêt profond. Neuville enchaina rapidement et fit venir trois chariots avec des fleurs de la taille d'un bosquet, elles avaient toutes différentes teintes et bougeaient leurs branches.
- Les enfants aujourd'hui vous allez étudier ces plantes. Elles sont carnivores alors vous serez gentils de mettre des gants en peau de dragon. Vous devrez récupérer le venin contenu dans leurs pétales, je vous conseille donc de mettre un masque également. La suite je pense que vous pourrez vous en sortir.
- Professeur ! Interrogea un élève. Pourquoi mettre des gants alors que nous pouvons utiliser des sédatifs ? C'est idiot comme procédé ! On n'en a pas besoin !
Luna jeta un morceau de viande au dessus des plantes qui le déchiquetèrent avec une violence inouïe. Les élèves regardaient la scène effarés. La panique s'empara de quelques uns.
- Cette espèce de plante est originaire de la forêt d'Afrique centrale, elle adore les endroits chauds et humides, elle se développe à l'ombre et se nourris de gros animaux comme les hippopotames et les éléphants. Expliqua Luna. Elles sont sous sédatif en ce moment même à en juger par la force qu'elles utilisent pour se mouvoir, d'ordinaire elles ne bougent pas, mais la drogue qu'elles ont ingurgité leur fait perdre le sens de l'équilibre. Cela explique leur comportement. De plus cela les empêchent d'utiliser leur venin.
Le garçon était pâle et regardait l'assistante avec inquiétude. Elle s'approcha de lui en lui tendant une paire de gants en peau de dragon.
- Je te conseille vivement de les mettre. Car si elles sont sous calmants, un peu de venin parvient à sortir tout de même. Et alors si tu de fait mordre la main, ne serait-ce que le bout du doigt ! Ton membre va commencer à pourrir lentement, tu ressentiras une douleur insupportable et on sera obliger de t'amputer. En temps normal tu mourrais en moins de deux minutes en pourrissant sur place. Il n'existe aucun remède connu.
Elle avait dit ça comme si de rien était, en souriant de surcroit. Neuville était impressionné par la prestation de sa nouvelle assistante. Le jeune garçon enfila ses gants et approcha avec beaucoup de précaution la plante.
Le son de la cloche retentit dans l'école, la fin des cours de la matinée soulageait grandement les élèves de Serpentard. Les plantes se sont révélées dangereuses mais il n'y eut aucun blessé. Neuville rangeait ses feuilles de cours et se tourna vers Luna qui chatouillait une racine de mandragore. Il s'approcha d'elle.
- Je ne savais pas que tu t'y connaissais en herbologie.
- J'aimais bien cette matière quand j'étais élève ici. Répondit-elle.
- Quoi qu'il en soit...tu m'as impressionné, je te propose d'en discuter à table.
- Pourquoi pas.
Ils se rendirent tous deux dans la grande salle, Luna avait une faim de loup, elle se jeta sur un poulet et le dévora avec l'aide de ses mains. Neuville restait coi devant ce spectacle surprenant. Les autres professeurs la regardaient d'un air indigné. Elle bu un verre de jus de citrouille et se jeta sur un autre plat. Il ne restait du poulet que les os. Neuville mangeait une salade de pommes de terre. Il ne pouvait s'empêcher de regarder son assistante engloutir tout ce qui lui passait sous la main. Mais aussi il remarquait sa beauté, ses cheveux blonds et longs comme les blés. Son visage était toujours aussi clair et lisse, il finit par oublier son assiette pour se perdre dans les yeux de Luna. Son bras sur lequel était appuyée sa tête glissa et il se cogna le menton sur le rebord de la table sous les rires des professeurs. Il affichait un regard gêné, mais les rires cessèrent quand une goutte de sang perla dans sa narine droite. Luna le remarqua et pointa sa baguette vers lui. Le saignement s'arrêta aussitôt. Ils sortirent de table tous les deux et prirent le chemin du grand parc.
Il faisait très froid, malgré tout le soleil rayonnait et rendait la neige éblouissante.
- Alors que deviens-tu ? Demanda Neuville.
- Oh, pas grand-chose, j'habite chez les Weasley, j'aide aux taches ménagères.
- Ah bon ? Je croyais que tu travaillais à l'hôpital Ste Mangouste.
- Oh, ca fait longtemps que j'ai été renvoyée.
- Renvoyée ? S'exclama Neuville.
- Oui j'ai confondu certains produits et un patient s'est changé pieuvre alors qu'il venait juste pour se faire soigner d'une grippe de Troll.
Ils continuèrent leur chemin jusqu'à la grille du château. Neuville eut une idée.
- je ne fais pas cours cet après-midi. Que dirais-tu d'aller boire une biereaubeurre ?
- Je suis partante !
Ils se rendirent tous deux dans le village de Pré-au-lard. Luna constatait avec émerveillement que rien n'avait changé, la ville dégageait toujours un certain charme lorsqu'elle était recouverte de neige. Ils passèrent devant la cabane hurlante qui bougeait au gré du vent, des sifflements semblables à des rugissements de loup s'élevaient. Neuville frissonna, Luna s'esclaffa devant la couardise de son ami. Ils entrèrent dans la taverne « Le chaudron baveur » et commandèrent deux biereaubeurres.
- Ca me rappel tellement de souvenirs cet endroit...la première réunion de l'armée de Dumbledore. Fit Neuville nostalgique. Tu t'en souviens ?
- Et comment ! Harry avait vraiment beaucoup de classe en tant que leader.
- Oui...je me demande ce qu'il fait d'ailleurs.
- Il travaille toujours.
- Je vois.
Un long silence s'installa entre eux. Luna regardait Neuville pensif qui caressait le rebord de son verre. Elle posa sa main sur la sienne.
- Tu disais qu'Harry avait beaucoup de classe. Mais toi tu en avais encore plus lorsque tu as repris le flambeau. Tu nous as fièrement conduis à la bataille souviens toi. Tu es un héros maintenant.
Neuville fut très touché par ces paroles. Il rougissait. Luna lui souriait avec un air radieux. Il lui rendit son sourire. Il ne savait plus où se mettre, la regarder dans les yeux lui était impossible il ne le supporterait pas. C'était le bon moment, il devait lui avouer ses sentiments, il avait attendu toutes ces années avec la peur de ne jamais la revoir, il devait se déclarer maintenant. Il allait ouvrir la bouche quand elle lui coupa la parole.
- Neuville, il faut que je t'avoue quelque chose, je me sens mal de te cacher ça. Dit-elle avec sur un ton triste. Sortons !
Ils sortirent et marchèrent jusqu'au petit bois qui bordait le village. Neuville était curieux de savoir ce qu'elle allait lui dire, il redoutait qu'elle ait un petit ami. Il se demandait qui cela pouvait-il être si c'était le cas. Elle se retourna vers lui et pris une grande inspiration. Neuville déglutit.
-Avant cela j'ai remarqué que tu voulais dire quelque chose. Je t'en prie !
-Ah ? Euh...et bien...je voulais savoir si tu...avais quelqu'un dans ta vie.
Luna resta un moment silencieuse, elle sourit et répondit sur un ton des plus naturels :
- Oui...on peut dire cela comme ça. Enfin...je l'aime mais lui ne le sait pas.
Neuville était démoli intérieurement. Il avait l'impression qu'on venait de l'asperger d'eau glacée.
-Je vais tout te dire maintenant.
Elle prit une nouvelle inspiration.
- je ne suis pas ici pour être ton assistante. Dit-elle. Enfin je le suis juste officiellement. Ma mission est de surveiller le jeune Scorpius Malefoy pour l'ordre du ph½nix.
Neuville revint soudain sur terre, il fronçait les sourcils.
- Pour l'ordre ? Officiellement ? Tu veux dire que tu serais une...
- Oui je suis une auror. Avoua fièrement Luna.
- Vraiment ? Je ne sais pas quoi dire...je ne l'aurais jamais cru.
- Tout le monde a eu cette réaction. Dit-elle en riant.
- Alors tu suis le jeune Malefoy. C'est tout ce que tu as à faire ?
- En fait, si les choses tournent mal, je me devrais d'intervenir.
- Si les choses tournent mal ?
- Oui...on a été mis au courant de l'intrusion de deux détraqueurs dans l'enceinte de l'établissement.
- Je m'en suis aperçut.
- Il faut aussi que je le protège.
- Au cas où il viendrait...Serpentard.
Sur le chemin de traverse, allée des embrumes.
- Donc c'est ton corps d'emprunt !? Pas mal. Il faut absolument que je me procure le mien d'urgence alors. Ironisa Salazar.
- Je ne vais pas t'en laisser le temps. Grogna Godric.
- Tu crois que tu vas pouvoir me faire quelque chose ? Tu es conscient qu'il te faut un long laps de temps avant de pouvoir récupérer la totalité de tes mouvements et de tes pouvoirs ?
- Je le sais bien. Rowena m'a mis au courant pour ce petit détail.
- Rowena est revenue elle aussi ? Ma parole mais vous voulez tous mourir une seconde fois ?
- Nous mourrons dès que cette guerre sera terminée.
Il lança un maléfice vers Salazar mais il ricocha sur son champ de force et frappa une porte en bois derrière lui. Elle vola en éclats, les autres mages sentant que la situation tournait à la bagarre fuyèrent en laissant la jeune rose complètement dévêtue. Elle poussa soudain un cri d'horreur en regardant dans la pièce derrière le mage noir.
- Oh ! J'oubliais Godric ! J'ai déjà commencé ma vengeance ! De plus tu as surement remarqué ce doux parfum !
Godric tomba soudain à genoux. Il suffoquait en se tenant la tête. Salazar riait aux éclats. Rose se précipita sur son sauveur et le prit par les épaules, elle paniquait.
- Oui c'est bien cela ! C'est un sort que j'ai mis au point avant ma mort ! Au cas où tu te réincarnerais toi aussi, ce parfum va faire ressurgir la personnalité de ton petit protégé. On dirait que j'ai déjà gagné, je n'aurais plus qu'à m'occuper de Rowena et de toute ta famille. Je reposerais enfin en paix.
Il claqua des doigts et quatre ombres enveloppées dans une épaisse fumée noire apparurent. Ils étaient masqués et possédaient tous une faux. Salazar ricana.
- Etant donné que tu es faible dorénavant, ces cracmols à mon service vont t'occire. Adieu Godric, je me fais l'honneur d'assister à ta mort.
Les quatre individus regardèrent successivement Godric et Rose, l'un d'eux souriait bêtement et bavait.
- Mon seigneur avons-nous la permission de disposer de la fille comme il nous convient ?
- Oui faites ce que vous voulez ! Du moment que vous les tuez tous les deux...
- Alors c'est partit !!!!
Ils foncèrent droit vers les deux amis démunit. Rose laissa un cri strident s'échapper.
Poudlard, dans les couloirs du troisième étage.
Luna et Neville marchaient à allure lente dans les couloirs, assez loin derrière le jeune Malefoy. Celui-ci ne se doutait de rien, il continuait de mener ses activités habituelles au sein de l'école. Ses deux acolytes Mark et Johnson affichaient des regards menaçants aux autres élèves pour les intimider et ainsi assurer la sécurité de leur maitre. Luna semblait très concentré, ce qui déconcertait Neuville tant il était rare qu'elle soit dans cet état d'esprit. Scorpius donna une claque sur les fesses d'une élève de quatrième année, Neuville tenta de l'interpellé mais il fut retenu de justesse par Luna qui lui intima l'ordre de ne rien faire.
- Ne fais rien ! Chuchota-t-elle. C'est le meilleur moyen de se faire repérer.
- Pardon...mais je pensais le tromper en jouant mon rôle de professeur ! Rétorqua-t-il un peu vexé.
- Tu ne lui parles jamais d'habitude non ? Il va trouver ça suspect.
- Oh ! Ce n'est pas faux ! Réalisa Neuville.
Allée des Embrumes, sous-sol du magasin de Stanley,
Les quatre cracmols brandirent leur faux vers Godric inconscient. Mais l'un d'eux arrêta les autres. Il ricana.
- Donnons-nous du bon temps avant de tuer ce gosse, j'ai bien envie de me faire la petite là-bas. Dit-il.
- C'est une bonne idée ! Répondit le plus gros. Nous n'avons rien à craindre de cet avorton.
Ils baissèrent leur arme et s'approchèrent de Rose tétanisée par la peur, l'un des hommes l'attrapa par le bras et la traina vers lui tandis qu'un autre se saisi de ses hanches. Mais ils furent rejetés violement en arrière dans un fracas assourdissant sur les gravas du magasin.
- Personne ne touche à Rose !
Stewart venait de relever, Godric étant hors d'état de se battre il avait repris le dessus à la grande surprise des quatre assassins et du mage noir. Il releva rose et lui ramassa ses vêtements déchirés. Les cracmols se relevèrent et saisirent leur faux, Stewart se rua sur eux et en frappa deux au visage, les deux autres tentèrent de se saisir de lui mais le jeune garçon les repoussa avec un coup de pied circulaire qui les propulsa droit dans le mur. Salazar applaudit en regardant le spectacle. Il se leva et claqua des doigts. Stewart vit alors deux sacs sortir de la pièce d'où s'échappait le parfum, le mage souriait. Il retira des sacs ce qui semblait être des corps calcinés. Il les jeta à terre devant Stewart horrifié. Soudain il se figea et tomba genoux à terre, il connaissait ces personnes, il les avait déjà vu !
- Tu les reconnais ? Demanda le mage avec un air moqueur.
- Enfoiré...tu as tué...MES PARENTS !!!!!!!
Stewart hurla de douleur, Rose se mit à pleurer en voyant les corps carbonisés. Salazar disparut dans un nuage de fumée noire, les quatre assassin se relevèrent leur arme en main. Stewart était hors de lui, une colère noire l'habitait, jamais il n'avait été aussi haineux de sa vie. Il se rua sur un des cracmols et lui cassa le bras, il prit sa faux et trancha la gorge d'un autre, il frappa le premier au ventre avant de le couper en deux. Il ne savait plus ce qu'il faisait, il se battait pour se venger, et pour survivre. Les deux autres reculèrent mais Stewart ne leur laissa pas le temps de s'échapper, il les éventra tous les deux d'un seul coup et les laissa pour mort. Rose tremblait de peur, Stewart voulut s'approcher d'elle mais elle recula en poussant des petits cris terrifiés, elle pleurait et son visage était couvert de sang, il courut au dehors et lança une grande étincelle rouge dans le ciel. Il redescendit dans la cave, il n'y avait plus personne dans les environs, ils seraient tranquilles. Stewart essuya tant bien que mal son visage.
- Je suis désolé pour ce spectacle Rose. Dit le jeune garçon. Mais je n'avais pas le choix. Rentrons, James ne vas pas tarder.
- D'accord. Répondit-elle d'une petite voix.
James arriva en courant dans la cave, il resta stupéfait devant la marre de sang que les corps inanimés des assassins avaient créés. Albus et Jessica entrèrent, aussitôt il demanda à la jeune fille de sortir. Stewart n'osait pas regarder les corps de ses parents. James fit apparaitre une couverture avec sa baguette et enveloppa sa cousine dedans.
- Stew ! Qu'est-ce qui s'est passé ici ? demanda Albus.
- On a vu Rose poursuivit par des membres de la congrégation alors que l'on patrouillait. Nous avons engagé le combat pour la sauver. Nous nous sommes séparés lorsque Rose s'est faite enlevée, Godric l'a suivie et Mai et Enora sont restés se battre pour nous couvrir. Il a d'ailleurs rasé le magasin et tué le propriétaire...
- Et ensuite ? Demanda James. Racontes-moi c'est très important.
- Ensuite...il était là...Serpentard...et sa bande de rats ! Ils ont essayé de violer Rose et de la tuer pour que leur maitre s'abreuve de son sang. Godric en a tué une grande partie et s'est battu avec Salazar qui malgré son état lui tenait tête, les autres s'enfuirent. Ensuite je me souviens d'une odeur bizarre, un parfum étrange qui aurait la faculté d'endormir l'esprit qui habite mon corps. Serpentard a...
- Mais il a quoi ? Dis-nous Stew ! S'impatienta Albus.
- Tais-toi Al ! Cria Rose. Serpentard...il a tué les parents de Stew !
- Alors...ces corps calcinés....ce sont...Murmura James.
- Et pendant ce temps, quatre assassins ont voulu nous faire la peau...mais Stew les a tous tué sans la moindre hésitation. Finit Rose.
James et Albus regardaient avec consternation Stewart qui pleurait en silence sur les cadavres de ses parents. Un bruit de pas pressé se fit entendre et Albus sortit sa baguette prêt au combat, il fixait les escaliers. Soudain un craquement sonore retentit et le plafond s'effondra, un nuage de poussière opaque enveloppa la pièce ne laissant aucune visibilité. James ne voyait rien, il sentit quelque chose de froid et tranchant posé sur sa gorge, il ne fit plus un geste.
- Que personne ne bouge ! Ordonna une voix feminine.
Le nuage se dissipa, on voyait Albus et James avec chacun un sabre sous la gorge, Stewart se leva d'un bond, il sentit un mouvement d'air derrière lui et se jeta sur le côté, il se saisit d'une faux et se tenait prêt à riposter, mais il lâcha son arme. La personne qui menaçait Al et James n'était autre que Mai et la personne qui l'a attaqué était en réalité Enora. Elles étaient d'ailleurs abasourdies par la présence de leurs compagnons.
- Ah...euh...désolée. Fit Mai. Vous auriez dû nous prévenir !
- C'est toi qui nous attaque par surprise ! Tu veux qu'on fasse quoi ? Rétorqua Albus.
- Vous n'aviez qu'à faire en sorte que l'on sache que vous aviez fait tout le travail ! S'emporta-t-elle.
- C'est une bonne tactique Mai ! Félicita James. Mais il y a encore deux trois petits détails à revoir.
- Des détails ? Mais.....raaagh.
Elle tomba sur le dos complètement paralysée. James s'épousseta, Stewart Albus et Rose le regardaient en silence, c'était bien un auror qu'ils avaient en face d'eux, ils l'avaient oublié.
Il regarda Enora en souriant.
- Tu m'aurais attaqué de front, tu serais morte à l'heure qu'il est. Dit-il. Tâchez de vous en souvenir.
Il prit Rose et sortit de la cave, Albus pris soin de remettre les cadavres carbonisés dans les sacs, il les souleva par enchantement et sortit également. Stewart le suivit, déboussolé. Mai se releva avec difficulté, Enora l'aida. Elles s'étaient trompées, mais la prochaine fois sera la bonne.
James installa une barrière magique sur ce qui restait de la boutique, il siffla et un hibou vola jusqu'à lui, il griffonna quelques mots sur un morceau de parchemin et le donna à l'oiseau.
- Donne ça à Kingsley tu veux bien ? Demanda-t-il au hibou qui hulula sur un ton qui semblait sérieux.
Il s'envola, Stewart était perdu, il ne savait pas quoi faire, ni penser. Il suivait les autres avec un regard vide, des vêtements étaient tachés de sang et de poussière. L'image de ses parents carbonisés lui revenait sans cesse, Albus voulut poser sa main sur l'épaule de son ami qui la rejeta aussitôt, il vit alors des gouttes s'écraser sur le sol dallé, ce n'était pas le moment. James désigna du doigt une pierre près d'un tonneau, il leur fit signe que c'était un portauloin qui les emmènerai directement à l'auberge. Ils s'en saisirent tous au même moment, Stewart ressentait encore une fois cette même sensation qu'il avait maintes fois ressenti avec son père jadis, maintenant il était orphelin, plus jamais il ne reverrait celui qui lui appris la magie, ni même celle qui lui faisait de si bon repas, qui le bordait quand il était petit, qui lui avait appris à lire et à écrire. Désormais ce temps là était fini. Il se trouvait maintenant dans sa chambre, il avait enlevé ses vêtements et en sortait des propres de sa valise, il finissait de boutonner son jean quand on frappa à la porte, il ouvrit et vit Rose. Il lui proposa d'entrer, elle accepta. Stewart ferma la porte, il fixait le sol avec un air vide.
- Je te remercie Stew. Dit la jeune fille. J'étais au comble du désespoir.
- Et que faisais-tu dans l'allée des embrumes ?
Cette fois ce n'était pas Stewart mais Godric qui parlait, la jeune fille ne sourcilla pas. Elle le regarda droit dans les yeux, on aurait dit que le mage ne l'impressionnait pas. Ou alors qu'elle ne l'avait pas remarqué.
- Je voulais...je voulais me rendre utile. Dit-elle en étouffant un sanglot. Je veux montrer que moi aussi je peux être forte.
- Tu sais...tu n'avais pas besoin de faire tout cela. Dit Godric. Tu es de mon sang, et donc tu es forte ! Seulement ton heure n'est pas venue, attends ton tour. Pour le moment rentres au terrier.
Rose se leva sans dire un mot et ouvrit la porte pour partir, elle se retourna et adressa un sourire à Godric, il le lui rendit. Elle referma la porte. Le maga s'allongea sur le lit et se mit à pleurer, il essayait d'évacuer la tristesse de son hôte, mais plus les larmes coulaient plus la douleur devenait forte.
- Je te tuerais Salazar ! C'est juré.